Modifications majeures 1882-83 (≈ 983)
La redoute est abaissée et des casemates voûtées sont ajoutées.
1690
Brûlage par les hommes du duc de Savoie
Brûlage par les hommes du duc de Savoie 1690 (≈ 1690)
Destruction de Saint-Vincent par les forces du duc de Savoie.
1692
Proposition de Vauban
Proposition de Vauban 1692 (≈ 1692)
Vauban propose d'établir une redoute à mâchicoulis.
1693
Début des travaux
Début des travaux 1693 (≈ 1693)
L'ingénieur Creuzet de Richerand prend la direction des travaux.
1696
Construction de la tour
Construction de la tour 1696 (≈ 1696)
Richerand fait édifier une tour ronde à hourds.
1700
Retour de Vauban
Retour de Vauban 1700 (≈ 1700)
Vauban revient sur place et propose des corrections.
1713
Abandon du fort
Abandon du fort 1713 (≈ 1713)
L'Ubaye devenant française, le fort perd de son importance.
1887
Nomination du fort
Nomination du fort 1887 (≈ 1887)
Le fort reçoit le nom du général Joubert.
1994
Classement historique
Classement historique 1994 (≈ 1994)
Le site est classé au titre des monuments historiques.
2002
Restauration de la tour
Restauration de la tour 2002 (≈ 2002)
Campagne de restauration de la tour à hourds.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort, y compris la tour à hourds (cad. B 102, 107, 552, 553) : classement par arrêté du 18 juillet 1994
Personnages clés
Vauban
Ingénieur militaire ayant proposé le projet initial du fort.
Creuzet de Richerand
Ingénieur ayant dirigé les travaux à partir de 1693.
Général Joubert
Le fort est nommé en son honneur en 1887.
Origine et histoire du Fort Joubert
Le fort Joubert, dit aussi fort Saint-Vincent, se situe à Saint-Vincent-les-Forts dans les Alpes-de-Haute-Provence. En 1692 Vauban propose d’y établir une redoute « à mâchicoulis » de plan carré sur quatre niveaux, cantonnée en diagonale par deux échauquettes et entourée d’une enceinte bastionnée en losange percée de portes et dotée de tours semi-circulaires ; l’ingénieur Creuzet de Richerand prend la direction des travaux à partir de 1693 et adapte le tracé de l’enceinte. Les mâchicoulis et l’un des niveaux prévus ne sont pas réalisés, et le second projet de Vauban visant à entourer le village n’est exécuté que partiellement avec la construction de trois échauquettes. En 1696 Richerand fait édifier, en avant du fort, une tour ronde à hourds reliée par une galerie de bois de 300 mètres servant de poste de guet ; cette tour subsiste sous le nom de tour Vauban. Vauban revient sur place en 1700, critique certaines modifications et propose des corrections, des casernes et un rempart, mais faute de moyens l’enceinte du village n’est pas réalisée. L’Ubaye devenant française en 1713, le fort perd de son importance et est abandonné au XVIIIe siècle, avant de retrouver une utilité pendant la Révolution. Aux XIXe siècle plusieurs projets — notamment entre 1825 et 1843 pour un second fort moderne avec casemates à la Haxo — restent en grande partie sans suite. Dans le cadre du système Séré de Rivières lancé à partir de 1873, Saint-Vincent est intégré comme place arrière du verrou de Tournoux et, entre 1879 et 1887, des ouvrages complémentaires sont construits, dont la caserne défensive Courtigis et la redoute de Chaudon ; sur les hauteurs sont installés un poste crénelé et plusieurs batteries. En 1882-83 la redoute issue du projet initial est abaissée d’un étage et d’une moitié d’étage, deux casemates voûtées sont ajoutées, le pont-levis est supprimé et remplacé par un tunnel creusé dans la roche qui sert d’entrée actuelle. Le fort reçoit le nom du général Joubert en 1887 et fait partie de l’Organisation défensive de l’Ubaye. En 1945 la charpente de la tour à hourds est détruite par la foudre ; la tour se dégrade jusqu’à une campagne de restauration engagée à partir de 2002. L’édifice, acheté en 1997 par des propriétaires privés, est restauré par l’Association des Amis du fort Saint-Vincent et ouvert au public lors des Journées européennes du patrimoine. Le site est classé au titre des monuments historiques en 1994.