Fort l'Union

Fort l'Union

  • 97190 au Gosier
Fort lUnion
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Crédit photo : Enrevseluj - Sous licence Creative Commons
Propriété du département

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1686
Décision de construction
1692
Début des travaux
1727
Reconstruction en maçonnerie
1734
Modifications majeures
1743-1758
Ajout de bâtiments
1763
Reconstruction partielle
15 décembre 1997
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Ensemble des ruines du fort, sur la surface de l'ancienne emprise, selon le tracé des fossés (cad. CI 3, lieudit Bas-du-Fort) : classement par arrêté du 15 décembre 1997

Personnages clés

Gouverneur Hinselin Gouverneur ayant décidé de la construction du fort en 1686.
Gouverneur général Blénac Gouverneur général en accord avec la construction du fort.
Jean-Baptiste de Caylus Ingénieur ayant dirigé la construction du fort à partir de 1692.
Gouverneur Auger Gouverneur ayant fait corriger certaines faiblesses de l'ouvrage.
Ingénieur Houël Ingénieur ayant participé à la reconstruction des murs et à l'ajout de bastions en 1734.
Ingénieur de Bury Ingénieur ayant participé à la reconstruction des murs et à l'ajout de bastions en 1734.
Gouverneur Bourlamaque Gouverneur ayant confié la reconstruction de la demi-lune et de batteries extérieures à Rochemore en 1763.
Ingénieur Rochemore Ingénieur ayant reconstruit la demi-lune et édifié des batteries extérieures en 1763.

Origine et histoire

Le fort l'Union, aussi appelé fort Louis, est une fortification de Grande-Terre située au Gosier, sur le morne l'Union. Il constitue l'élément central du vaste dispositif de défense élevé à la fin du XVIIe siècle pour protéger la rade de Pointe-à-Pitre et l'accès au Petit Cul-de-Sac marin, séparé de la Basse-Terre par la Rivière Salée. La décision de construire l'ouvrage fut prise en 1686 par le gouverneur Hinselin en accord avec le gouverneur général Blénac, et la construction fut engagée à partir de 1692 sous la direction de l'ingénieur Jean-Baptiste de Caylus. L'implantation domine l'entrée de la baie : l'ensemble comprend un fort rectangulaire aux redents formant des bastions sur ses petits côtés, protégé vers la mer par une demi-lune complétée par deux batteries disposées en contrebas. La première construction était en bois, défendue par une double rangée de pieux comblée de terre, et le gouverneur Auger fit corriger certaines faiblesses de l'ouvrage. À partir de 1727, le fort fut reconstruit en maçonnerie et considérablement agrandi ; à partir de 1734 les ingénieurs Houël et de Bury rebâtirent les murs d'escarpe en maçonnerie et le flanquèrent de plusieurs bastions, lui donnant une forme étoilée. Les travaux furent entravés par trois ouragans en 1738, 1740 et 1742, mais entre 1743 et 1758 furent ajoutés une caserne, un corps de garde et une poudrière, puis après la guerre de Sept Ans une nouvelle caserne, une citerne et une boulangerie, aboutissant à une configuration stellaire de type Vauban. Malgré ces aménagements, le fort était dépourvu de fossé, de chemin couvert et de contrescarpe et ne résista pas à l'attaque des Anglais en 1759. La France récupéra l'ouvrage après le traité de Paris de 1763, mais il était partiellement démantelé ; le gouverneur Bourlamaque confia alors à l'ingénieur Rochemore la reconstruction de la demi-lune couvrant l'entrée et l'édification de deux batteries extérieures et de redoutes. L'intérêt pour le site déclina ensuite au profit d'un autre emplacement où fut édifié le fort Fleur d'épée, et par manque d'entretien l'ouvrage tomba rapidement en ruine. Divers projets de restauration au XIXe siècle demeurèrent inappliqués, et les tentatives du XXe siècle furent abandonnées pour des raisons de coût. Le fort a été inscrit en 1992 puis classé monument historique par arrêté du 15 décembre 1997. Aujourd'hui subsistent des vestiges : ruines des murs d'enceinte et des bâtiments intérieurs, ainsi que l'entrée d'une galerie et d'autres aménagements internes.

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