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Fort Lagarde à Prats-de-Mollo-la-Preste dans les Pyrénées-Orientales

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Fortification de Vauban

Fort Lagarde

  • Cami del Fort de la Guardia
  • 66230 Prats-de-mollo-la-preste
Fort Lagarde
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Fort Lagarde
Crédit photo : Ce fichier ne fournit pas d’informations à propos - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
66230 Prats-de-mollo-la-preste, Cami del Fort de la Guardia

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1307
Première mention de la tour de la Guardia
1659
Traité des Pyrénées
1663–1672
Révolte des Angelets de la Terra
1677
Début des travaux dirigés par Vauban
1686
Achèvement du donjon et des redans
1793–1794
Siège pendant la guerre contre l’Espagne
1925
Classement monument historique
1976
Acquisition par la commune
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort Lagarde et le souterrain qui le relie à la ville : classement par arrêté du 15 janvier 1925

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Commissaire général des fortifications Dirige les travaux à partir de 1677.
Christian Rousselot de Monceaux - Ingénieur militaire Collabore avec Vauban sur les plans initiaux.
Josep de la Trinxeria - Meneur des Angelets de la Terra Originaire de Prats-de-Mollo, révolte de 1663.
Jean-Louis Boyer - Commandant du fort (1830–1848) Unique nom de commandant mentionné.

Origine et histoire du Fort Lagarde

Le fort Lagarde est une citadelle du XVIIe siècle édifiée à Prats-de-Mollo (aujourd’hui Prats-de-Mollo-la-Preste), dans les Pyrénées-Orientales, à 13 km de la frontière espagnole. Conçu pour surveiller le col d’Ares et protéger la ville après le rattachement du Roussillon à la France par le traité des Pyrénées (1659), il incarne l’adaptation du système bastionné de Vauban aux contraintes montagneuses. Classé monument historique en 1925, il combine une tour médiévale préexistante (XIIIe siècle) et des ouvrages défensifs modernes, comme un donjon en étoile ou un souterrain reliant la forteresse à la ville.

À l’origine, le site abritait une tour à signaux aragonaise (« tour de la Guardia », 1307), intégrée plus tard au donjon. Après la révolte des Angelets de la Terra (1663–1672) contre la gabelle, Louis XIV ordonne le renforcement des défenses. Vauban, accompagné de l’ingénieur Rousselot de Monceaux, dirige les travaux à partir de 1677, mais le projet initial reste inachevé faute de moyens. Le fort, partiellement opérationnel, résiste à son premier siège en 1793 lors de la guerre contre l’Espagne, avant d’être restauré par la commune après 1976.

La construction s’étale sur plus d’un siècle, mêlant granit local, schiste et brique. Le front ouest, vulnérable, est protégé par une place d’armes et une traverse surnommée « tombeau de Mahomet ». Un chemin couvert et un souterrain de 142 marches (XVIIIe siècle) relient le fort à la ville, permettant aux soldats de se replier en cas d’attaque. Malgré son rôle stratégique, le fort ne connaît qu’un seul épisode militaire majeur en 1793–1794, avant son désarmement progressif.

Architecturalement, le fort Lagarde illustre la transition entre les tours médiévales et les fortifications bastionnées. Son donjon étoilé, entouré de contregardes et de redans (comme celui de Sainte-Marguerite), montre l’influence de Vauban, bien que les plans initiaux aient été réduits. La tour primitive, conservée au centre, symbolise cette superposition des époques. Aujourd’hui propriété communale, le site témoigne des tensions frontalières entre France et Espagne aux XVIIe–XVIIIe siècles.

Liens externes

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