Fort Liédot à l' Île-d'Aix en Charente-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Fort Liédot

  • Fort Liedot
  • 17123 Île-d'Aix
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Fort Liédot
Crédit photo : Ji-Elle - Sous licence Creative Commons
Propriété d'un établissement public de l'Etat

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1810
Début de la construction
1834
Fin de la construction
1863
Tirs d'entraînement
1917
Détenu des soldats russes
1959-1961
Emprisonnement de Ben Bella
Fin du XIXe siècle
Restauration et modifications
8 septembre 1995
Classement historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort, avec ses fossés et son glacis (cad. B 792) : classement par arrêté du 8 septembre 1995

Personnages clés

Napoléon Ier A décidé de l'édification du fort et dessiné les premières esquisses.
Thuillier Ingénieur ayant dirigé la construction du fort.
Ahmed Ben Bella Leader du FLN emprisonné au fort de 1959 à 1961.

Origine et histoire du Fort Liédot

Le fort Liédot, initialement nommé fort de la Sommité car édifié sur le point le plus élevé de l’île d’Aix, est une fortification située au nord-est de l’île en Charente-Maritime. Sa construction a été engagée en 1810 sous la direction de l'ingénieur Thuillier et achevée en 1834 ; Napoléon I er avait décidé son édification et dessiné les premières esquisses. Conçu comme un réduit d’un vaste camp retranché, le fort adopte un plan carré à quatre bastions, protégé par une enveloppe de terre de 380 mètres de côté et correspondant au modèle de redoute bastionnée et carrée. Le projet comprenait une tour-modèle n°1 ; à l’achèvement la tour initialement prévue fut transformée en redoute-modèle n°1, unique exemplaire de ce type. Les blocs de pierre employés proviennent des carrières de Crazannes et ont été acheminés par la Charente. Semi-enterré pour limiter l’impact des tirs d’artillerie, le fort n’a subi que des tirs d’entraînement en 1863 et a fait l’objet de restaurations et de modifications à la fin du XIXe siècle. Il a servi à diverses fonctions : lieu de détention à plusieurs reprises, cible d’exercices de tir, puis colonie de vacances gérée par les œuvres sociales du ministère des Armées après la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment accueilli des prisonniers en 1854 et des Communards après la chute de la Commune en 1871. En 1917, le fort a reçu 249 soldats russes issus d’une mutinerie sur le front ; parmi eux, 81 meneurs furent isolés, trois détenus s’échappèrent et se noyaient, neuf moururent de la grippe espagnole à l’hôpital de Rochefort et cinq furent inhumés dans le petit cimetière de l’île. Le fort a aussi retenu des détenus célèbres, dont Ahmed Ben Bella et quatre de ses compagnons du FLN, qui y furent emprisonnés de 1959 à 1961 sous la surveillance d’une importante garnison. Après des périodes d’utilisation comme colonie de vacances de 1948 à 1958 puis de 1962 à 1980, le site a été abandonné avant d’être acquis en 1989 par le Conservatoire du littoral, qui a entrepris sa réhabilitation avec la commune de l’île d’Aix. Le fort Liédot est classé au titre des monuments historiques depuis le 8 septembre 1995 et il est aujourd’hui accessible lors de visites guidées, très fréquenté par les randonneurs et les cyclistes.

Liens externes