Début de la construction 1810 (≈ 1810)
Début des travaux sous la direction de l'ingénieur Thuillier.
1834
Fin de la construction
Fin de la construction 1834 (≈ 1834)
Achèvement du fort Liédot.
1863
Tirs d'entraînement
Tirs d'entraînement 1863 (≈ 1863)
Le fort subit des tirs d'entraînement.
1917
Détenu des soldats russes
Détenu des soldats russes 1917 (≈ 1917)
Le fort a retenu 249 soldats russes mutins.
1959-1961
Emprisonnement de Ben Bella
Emprisonnement de Ben Bella 1959-1961 (≈ 1960)
Ahmed Ben Bella et ses compagnons du FLN y furent emprisonnés.
Fin du XIXe siècle
Restauration et modifications
Restauration et modifications Fin du XIXe siècle (≈ 1995)
Le fort fait l'objet de restaurations et de modifications.
8 septembre 1995
Classement historique
Classement historique 8 septembre 1995 (≈ 1995)
Le fort Liédot est classé au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fort, avec ses fossés et son glacis (cad. B 792) : classement par arrêté du 8 septembre 1995
Personnages clés
Napoléon Ier
A décidé de l'édification du fort et dessiné les premières esquisses.
Thuillier
Ingénieur ayant dirigé la construction du fort.
Ahmed Ben Bella
Leader du FLN emprisonné au fort de 1959 à 1961.
Origine et histoire du Fort Liédot
Le fort Liédot, initialement nommé fort de la Sommité car édifié sur le point le plus élevé de l’île d’Aix, est une fortification située au nord-est de l’île en Charente-Maritime. Sa construction a été engagée en 1810 sous la direction de l'ingénieur Thuillier et achevée en 1834 ; Napoléon I er avait décidé son édification et dessiné les premières esquisses. Conçu comme un réduit d’un vaste camp retranché, le fort adopte un plan carré à quatre bastions, protégé par une enveloppe de terre de 380 mètres de côté et correspondant au modèle de redoute bastionnée et carrée. Le projet comprenait une tour-modèle n°1 ; à l’achèvement la tour initialement prévue fut transformée en redoute-modèle n°1, unique exemplaire de ce type. Les blocs de pierre employés proviennent des carrières de Crazannes et ont été acheminés par la Charente. Semi-enterré pour limiter l’impact des tirs d’artillerie, le fort n’a subi que des tirs d’entraînement en 1863 et a fait l’objet de restaurations et de modifications à la fin du XIXe siècle. Il a servi à diverses fonctions : lieu de détention à plusieurs reprises, cible d’exercices de tir, puis colonie de vacances gérée par les œuvres sociales du ministère des Armées après la Seconde Guerre mondiale. Il a notamment accueilli des prisonniers en 1854 et des Communards après la chute de la Commune en 1871. En 1917, le fort a reçu 249 soldats russes issus d’une mutinerie sur le front ; parmi eux, 81 meneurs furent isolés, trois détenus s’échappèrent et se noyaient, neuf moururent de la grippe espagnole à l’hôpital de Rochefort et cinq furent inhumés dans le petit cimetière de l’île. Le fort a aussi retenu des détenus célèbres, dont Ahmed Ben Bella et quatre de ses compagnons du FLN, qui y furent emprisonnés de 1959 à 1961 sous la surveillance d’une importante garnison. Après des périodes d’utilisation comme colonie de vacances de 1948 à 1958 puis de 1962 à 1980, le site a été abandonné avant d’être acquis en 1989 par le Conservatoire du littoral, qui a entrepris sa réhabilitation avec la commune de l’île d’Aix. Le fort Liédot est classé au titre des monuments historiques depuis le 8 septembre 1995 et il est aujourd’hui accessible lors de visites guidées, très fréquenté par les randonneurs et les cyclistes.