Fouilles et réhabilitation Années 2000 (≈ 2000)
Rachat par le Conseil départemental.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Restes du Fort Saint-Georges et tout le terrain qui les contient (cad. E 51) : classement par décret du 17 juillet 1926 ; Terrains avoisinant le fort (cad. E 895, 896) : classement par décret du 20 août 1926 ; Parcelle de terrain avoisinant le fort (cad. E 58) : classement par arrêté du 28 mars 1927 ; Parcelles de terrain (restes du fort et terrasses fleuries) (cad. E 49, 50, 53, 54, 57, 59, 63 à 67) : classement par arrêté du 3 octobre 1931
Personnages clés
Henri II Plantagenêt - Commanditaire du fort
Roi d’Angleterre, constructeur au XIIe.
Origine et histoire
Le fort Saint-Georges est l’un des trois ensembles fortifiés de la forteresse royale de Chinon, située dans le département d’Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire. Construit par Henri II Plantagenêt dans la seconde moitié du XIIe siècle, il avait pour vocation de protéger l’entrée du château principal. Son emplacement stratégique, à 88 mètres d’altitude sur un éperon rocheux, lui permettait de dominer la vallée de la Vienne de plus de 40 mètres. Le site, ceinturé de murailles et organisé autour d’une cour, abritait des bâtiments administratifs, des tours et une chapelle dédiée à saint Georges, disparue en 1763.
À partir du XVIe siècle, le fort perd son rôle défensif et est progressivement abandonné par les rois de France. Les bâtiments se dégradent, et une partie de la tour s’effondre en 1907. Au XVIIIe siècle, le site est même transformé en vigne après l’apport de terre végétale. Les vestiges sont cependant reconnus pour leur valeur historique et classés monument historique en 1926, 1927 et 1931. Au début des années 2000, le Conseil départemental d’Indre-et-Loire acquiert le fort, alors devenu une friche agricole, et entreprend des fouilles archéologiques ainsi qu’une réhabilitation du site.
De forme quasi rectangulaire, le fort Saint-Georges communiquait avec le château principal par un talweg. Ses extrémités nord-ouest et nord-est étaient flanquées de tours, tandis que l’angle sud-est abritait autrefois la chapelle. Les bâtiments, densément construits et modifiés à plusieurs reprises, pourraient avoir servi de lieux administratifs pour les fonctionnaires d’Henri Plantagenêt. Malgré les transformations et les destructions partielles, les vestiges témoignent aujourd’hui de l’importance stratégique de Chinon sous les Plantagenêts et de l’évolution de son patrimoine militaire.