Construction du corps de garde 1859 (≈ 1859)
Édifié par le Second Empire.
1894
Achat par Sarah Bernhardt
Achat par Sarah Bernhardt 1894 (≈ 1894)
Transformation en résidence estivale.
1922
Vente forcée du domaine
Vente forcée du domaine 1922 (≈ 1922)
Sarah Bernhardt quitte les Poulains.
2000
Classement monument historique
Classement monument historique 2000 (≈ 2000)
Rachat par le Conservatoire du littoral.
2006
Ouverture du musée
Ouverture du musée 2006 (≈ 2006)
Dédié à la vie de Sarah Bernhardt.
2011
Label *Maisons des Illustres*
Label *Maisons des Illustres* 2011 (≈ 2011)
Reconnaissance patrimoniale nationale.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Corps de garde (cad. AB 19) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Personnages clés
Sarah Bernhardt - Comédienne et propriétaire
Acheteuse et résidente du fort (1894-1922).
Georges Clairin - Peintre et ami
Lui fit découvrir Belle-Île-en-Mer.
Édouard VII - Roi du Royaume-Uni
Invité prestigieux de Sarah Bernhardt.
Origine et histoire
Le fort Sarah Bernhardt est un corps de garde crénelé de type 1846, construit en 1859 à la pointe des Poulains, à l’extrême nord de Belle-Île-en-Mer (Morbihan). Édifié sous le Second Empire, ce fortin militaire était équipé de défenses typiques (pont-levis, mâchicoulis, meurtrières) et faisait partie d’un système de surveillance côtière. Il fut désaffecté après 1870, puis vendu comme bien national en 1891 avant d’être racheté en 1894 par Sarah Bernhardt, qui le transforma en résidence estivale.
Sarah Bernhardt, alors star internationale du théâtre, tomba sous le charme de Belle-Île-en-Mer et acquit ce fortin « inconfortable et inaccessible », qu’elle réaménagea avec des fenêtres, des décors théâtraux et un vaste domaine de 46 hectares. Pendant 30 ans (1894-1922), elle y passa ses étés, entourée de sa ménagerie exotique, de sa famille et d’invités prestigieux comme le roi Édouard VII. Elle y puisait inspiration et repos, décrivant l’île comme un « paradis » et un « diamant rare irisé par la mer ».
Le domaine comprenait deux villas (Lysiane et Les Cinq Parties du Monde), une ferme, des courts de tennis et un jardin, le tout ceint d’un mur pour préserver son intimité. Contrainte de vendre en 1922 pour des raisons financières et de santé, Sarah Bernhardt mourut un an plus tard, sans pouvoir réaliser son vœu d’être inhumée face à la mer. Le site, laissé à l’abandon, fut racheté par le Conservatoire du littoral en 2000 et transformé en musée.
Classé monument historique en 2000 et labellisé Maisons des Illustres en 2011, le fort abrite aujourd’hui un musée retracant la vie de la comédienne, avec des reconstitutions de ses décors et des objets personnels. Une partie du domaine original est devenue le golf de Belle-Île-en-Mer. Le musée, géré par la communauté de communes, attire 25 000 visiteurs annuels et préserve la mémoire de cette figure emblématique du patrimoine culturel français.
Le site conserve également des traces des fortifications côtières du XVIIIe et XIXe siècles, dont des batteries semi-circulaires et un poste garde-côtes. Pendant les deux guerres mondiales, il fut réoccupé temporairement à des fins militaires : surveillance du phare en 1939-1940 et destruction du manoir de Penhoët par les Allemands en 1944. Les villas abritèrent aussi des troupes allemandes durant l’Occupation.
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Devenir actuel
Il est transformé en musée Sarah Bernhardt dans les années 2000.
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