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Fortifications

Fortifications

    3 Fort de la Rade
    17123 Île-d'Aix
Propriété de l'Etat ; propriété d'une association ; propriété de la commune
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Crédit photo : Patrick Despoix - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1666
Création de l'arsenal de Rochefort
1692-1712
Renforcement par Vauban et Ferry
1757
Destruction pendant guerre de Sept Ans
1778
Construction fort Montalembert
1810-1814
Rebâtiment fort de la Rade
1890
Modernisation en béton
1995-1996
Classement monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fort de la Rade (cad. A 264, 266, 269, 270, 274, 281, 282) ; fortifications du bourg (cad. A 118, 144 à 146, 148, 151, 265, 267, 271, 279 correspondant à une casemate ou corps de garde de la porte de l'Anse de la Croix, 280) : classement par arrêté du 4 mars 1996

Personnages clés

Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire Dirigea les premiers renforcements (1692-1712).
François Ferry - Ingénieur Collabora avec Vauban sur les bastions.
Marc-René de Montalembert - Ingénieur militaire Conçut fort provisoire en 1778.
Pierre Choderlos de Laclos - Officier et écrivain Assista Montalembert en 1778.
Charles-François Mandar - Ingénieur Restaura l'enceinte fin XVIIIe.
Napoléon Ier - Empereur Ordonna reconstruction fort de la Rade.
Bernard Casnin - Architecte Réhabilita fort en 1987.

Origine et histoire

Les fortifications de l'Île-d'Aix furent construites entre les XVIIe et XIXe siècles pour renforcer la défense de l’arsenal de Rochefort, créé en 1666. Les premières structures, consolidées entre 1692 et 1712 sous la direction de Vauban et de l’ingénieur François Ferry, incluaient un donjon et deux bastions. Ces ouvrages furent partiellement détruits pendant la guerre de Sept Ans (1757), puis restaurés à la fin du XVIIIe siècle par l’ingénieur Charles-François Mandar.

En 1778, un fort provisoire en bois, conçu par Montalembert et Choderlos de Laclos, fut érigé en urgence après les destructions anglaises, mais il fut rasé en 1783 en raison de sa fragilité. Sous Napoléon Ier (1810-1814), le fort de la Rade fut rebâti et modernisé jusqu’en 1837, adoptant sa forme actuelle. Des travaux supplémentaires au XIXe siècle, comme l’ajout d’abris en pierre puis en béton (à partir de 1890), renforcèrent encore le dispositif.

L’île, intégrée à la ceinture défensive de Rochefort avec les îles de Ré et d’Oléron, abrite des forts, des batteries (comme celles de Jamblet et Tridoux) et des murailles. En 1880, des ossements de prêtres réfractaires des Pontons de Rochefort y furent découverts, puis transférés dans l’église Saint-Martin. Le fort Liédot fut classé monument historique en 1995, suivi du fort de la Rade et des fortifications du bourg en 1996.

Le fort de la Rade, initialement une batterie (1704) rasée en 1757, fut reconstruit au XIXe siècle sous Napoléon. Transformé en village de vacances dans les années 1980 par les architectes Bernard Casnin et Christian Johanson, il allie aujourd’hui patrimoine militaire et usage touristique, géré par le groupe Pierre et Vacances. Les éléments protégés incluent des casemates, des corps de garde et des portes à pont-levis, témoignant de l’évolution des techniques défensives.

Ces fortifications illustrent l’adaptation constante des stratégies militaires, des plans de Vauban aux innovations napoléoniennes, en passant par les modernisations du XIXe siècle. Leur classement en 1996 souligne leur valeur historique, mêlant héritage architectural et mémoire des conflits qui ont marqué la région.

Liens externes