Logo Musée du Patrimoine

Tout le patrimoine français classé par régions, départements et villes

Fortifications d'agglomération à Marcolès dans le Cantal

Fortifications d'agglomération

    15220 Rue Longue15220 Marcolès
Propriété privée
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Fortifications dagglomération
Crédit photo : Pline - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1200
1300
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1203
Tour seigneuriale initiale
XIIIe siècle
Construction du *castrum*
XVe siècle
Extension des fortifications
1800-1899
Reconstruction du portail haut
1989
Fouilles archéologiques
19 mai 2003
Classement monument historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La porte de ville basse (cad. AB 27) : inscription par arrêté du 19 mai 2003

Personnages clés

Famille Boisset - Seigneurs locaux Armoiries visibles sur le portail bas (XVe).

Origine et histoire

Les fortifications de Marcolès, situées dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes, datent principalement du XVe siècle. Elles témoignent d’une adaptation continue des défenses urbaines médiévales, intégrant des éléments plus anciens comme une tour seigneuriale de 1203 et une première enceinte circulaire du XIIIe siècle (appelée castrum de Marcolès en 1277). Le tracé actuel, d’un périmètre de 720 mètres, conserve des vestiges de murs, des façades aveugles côté attaques, et deux portes : le portail bas (est), partiellement intact avec ses dispositifs défensifs (herse, meurtrières, blason des Boisset), et le portail haut (ouest), reconstruit au XIXe siècle.

L’extension des fortifications au XVe siècle reflète l’évolution démographique et les besoins défensifs de la fin de la guerre de Cent Ans. Une arbalétrière-canonnière mixte, combinant fente verticale pour arbalètes et ouverture circulaire pour armes à feu, subsiste sous le portail bas. Le site inclut aussi un éperon naturel, exploité dès le XIIIe siècle pour sa position stratégique, surplombant le faubourg Saint-Martin de 20 mètres. Des fouilles (1989) près de l’église ont révélé un rempart et un fossé décalé, évoquant une possible fausse porte liée à un épisode de la guerre de Cent Ans, où la ville aurait été partiellement brûlée.

La porte de ville basse, classée monument historique en 2003, illustre l’architecture défensive médiévale avec son passage voûté, ses archères cruciformes et ses mécanismes de fermeture (herse, porte à deux vantaux). Le balat vieil intra-muros et les maisons à façades aveugles rappellent l’organisation urbaine conçue pour résister aux assauts. Malgré des reconstructions partielles, comme celle du portail haut, l’ensemble conserve une cohérence historique, mêlant héritage du XIIIe siècle et aménagements du XVe siècle.

Le site archéologique de la fausse porte, bien que sujet à débat, suggère une faille exploitée lors d’une incursion, peut-être par des routiers. Les vestiges du rempart et du fossé excentré (à 4 mètres de l’enceinte) confirment une défense complexe, adaptée aux techniques de siège de l’époque. Aujourd’hui, ces fortifications offrent un exemple rare d’urbanisme médiéval préservé, où topographie et architecture se complètent pour assurer la protection du bourg.

Liens externes

Autres patrimoines et monuments aux alentours