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Fortifications d'agglomération de Montferrand à Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme

Fortifications d'agglomération de Montferrand

    25 Rue des Fossés sous la Rodade63100 Clermont-Ferrand
Propriété de la commune
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Fortifications dagglomération de Montferrand
Crédit photo : Vida Nova - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

Moyen Âge central
Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1100
1200
1300
1400
1500
1600
1700
2000
1126 ou 1127
Siège de Louis VI
1196
Renforcement par la comtesse Brayère
4e quart XIIe siècle
Début de la construction
1388
Intrusion de Perrot le Béarnais
milieu XIVe siècle
Nouvelle enceinte nord-ouest
1491–1495
Adaptation à l’artillerie
1633
Destruction partielle
XVIe siècle
Dernière extension des remparts
2012
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Les fortifications d'agglomération incluant leur tracé avec leurs douves et leurs lices situées sur les parcelles LX 417, 401, 399, 398, 391, 407, 403, 358, 385, 387, 393, 395, 409, 362, 361, 416, 414 ; LZ 359, 361, 358, 365, 373, 367, 374, 375, 376, 364, 363 ; LY 565, 562, 563, 568, 572, 583, 581, 529, 576, 574, 580, 557, 560, 536, 534, 532, 578 : inscription par arrêté du 24 février 2012

Personnages clés

Louis VI - Roi de France Assiégea Montferrand en 1126/1127.
Guillaume VI d'Auvergne - Comte d’Auvergne Opposant à l’évêque de Clermont.
Comtesse G. (dite « comtesse Brayère ») - Comtesse de Montferrand Renforça l’enceinte en 1196.
Guillaume VIII - Fils de la comtesse Brayère Cofinança les travaux de 1196.
Perrot le Béarnais - Mercenaire ou chef de routiers Pénétra dans la ville en 1388.
Guillaume Revel - Auteur de l’*Armorial* (XVe s.) Représenta les fortifications dans son ouvrage.

Origine et histoire

Les remparts de Montferrand furent construits entre la fin du XIIe siècle et le XVIe siècle pour défendre la ville comtale, rivale de Clermont. Cette fortification de 1 773 mètres, flanquée de 22 tours et de quatre portes, protégea la cité pendant près de cinq siècles contre les conflits locaux et les incursions extérieures. Son tracé en trapèze épousait la topographie du site, tandis que des douves de 20 à 30 mètres de large renforçaient sa défense.

La construction s’inscrit dans les luttes entre les comtes d’Auvergne et l’évêque de Clermont. En 1126 ou 1127, Montferrand résista à un siège mené par le roi Louis VI, venu soutenir l’évêque contre Guillaume VI d’Auvergne. Les défenseurs se réfugièrent alors dans l’enceinte du château. En 1388, Perrot le Béarnais parvint à pénétrer dans la ville en cachant ses hommes dans des tonneaux, exploit restant exceptionnel dans l’histoire des fortifications.

L’enceinte évolua en plusieurs phases : une première muraille quasi circulaire, centrée sur l’actuel place Marcel-Sembat, fut partiellement détruite en 1633. À la fin du XIIe siècle, le château fut reconstruit dans le style « Philippe Auguste », et la comtesse G. (dite « comtesse Brayère ») renforça les défenses avec son fils Guillaume VIII. Au milieu du XIVe siècle, une nouvelle enceinte protégea les extensions urbaines au nord-ouest. Entre 1491 et 1495, des modifications (arasement de tours, créneaux pour serpentines) adaptèrent les remparts à l’artillerie naissante. Au XVIe siècle, la muraille fut repoussée de 30 à 40 mètres, avec une dernière campagne entre 1574 et 1577.

Les quatre portes (Bise, Belregard, Hôpital, Poterle) furent détruites au XVIIIe siècle. Aujourd’hui, il subsiste environ 900 mètres de remparts et 13 des 22 tours originales. Les fossés, occupés pendant des siècles par des habitations, ont révélé des vestiges lors de fouilles. Classées aux monuments historiques en 2012, les fortifications font l’objet de restaurations depuis 2017. Leur représentation dans l’Armorial de Guillaume Revel (XVe siècle) atteste de leur importance stratégique.

Les murs, épais de 1,80 à 2 mètres, étaient soutenus par des arcs de décharge espacés de 2 à 3 mètres pour économiser les matériaux. Les tours, semi-cylindriques ou quadrangulaires, ne débordaient pas vers l’intérieur de la ville. Une porte d’eau, traversée par un canal alimenté par la Tiretaine, approvisionnait la cité en eau potable. Le pont de Bise complétait ce dispositif défensif, aujourd’hui partiellement intégré au tissu urbain.

Liens externes

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