Frise chronologique
Moyen Âge (avant 1214)
Prise par les routiers
Prise par les routiers
Moyen Âge (avant 1214) (≈ 1125)
Reddition négociée par Simon de Montfort.
XIIIe siècle
Construction du donjon
Construction du donjon
XIIIe siècle (≈ 1350)
Pour loger une garnison permanente.
1445
Saisie par Charles VII
Saisie par Charles VII
1445 (≈ 1445)
Intégration à la Couronne après confiscation.
XIVe siècle
Renforcement des fortifications
Renforcement des fortifications
XIVe siècle (≈ 1450)
Double enceinte et système de quatre portes.
1614
Achat par Sully
Achat par Sully
1614 (≈ 1614)
Améliorations défensives avant restitution au roi.
16 mai 1911
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
16 mai 1911 (≈ 1911)
Protection des ruines des fortifications.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ruines des anciennes fortifications : classement par arrêté du 16 mai 1911
Personnages clés
| Jules César - Général romain |
Assiégea peut-être Capdenac (Uxellodunum). |
| Saint Géraud - Seigneur et arrière-petit-fils de Charlemagne |
Fonda église et prieuré au Haut-Moyen Âge. |
| Simon de Montfort - Chef croisé |
Négocia la reddition des routiers (1214). |
| Jean IV d'Armagnac - Comte d'Armagnac |
Propriétaire avant saisie par Charles VII. |
| Galiot de Genouillac - Grand maître de l'artillerie |
Seigneur de Capdenac, père d’une calviniste. |
| Sully (Maximilien de Béthune) - Ministre d’Henri IV |
Propriétaire et rénovateur des fortifications (1614). |
Origine et histoire
Les remparts de Capdenac, situés dans le Lot en Occitanie, trouvent leurs origines dans une occupation gauloise, avec une hypothèse les identifiant comme l’Uxellodunum de la résistance à César. Les Romains y établirent des défenses, dont une porte protégée par deux tours circulaires (détruite en 1865), reprises par les Wisigoths. Au Haut-Moyen Âge, saint Géraud, arrière-petit-fils de Charlemagne et seigneur local, y fonda une église et un prieuré dans le castrum.
Au XIIIe siècle, un donjon fut construit pour abriter une garnison, tandis que la ville, prospère, résistait aux tentatives anglaises (1317, puis prise sous Charles VI). Les fortifications furent renforcées au XIVe siècle avec un système complexe : deux enceintes séparées par un fossé, quatre portes successives (dont la porte comtale), et une citadelle indépendante avec un donjon accessible uniquement par une entrée surélevée. La porte sud, dite Vigane ou Narbonnaise, reliait la ville à la route Limoges-Narbonne.
La ville, devenue protestante après la Réforme, fut une des 40 places fortes accordées par l’édit de Nantes. Sully, après l’avoir acquise en 1614, y séjournait après sa disgrâce (1610–1625) et améliora les défenses extérieures avant de la restituer à Louis XIII en 1622. Les vestiges, classés monuments historiques en 1911, illustrent une stratigraphie défensive allant de l’Antiquité au XVIIe siècle, marquée par des enjeux militaires et religieux.
Architecturalement, le site combine un éperon barré naturel (falaise surplombant le Lot) et des ouvrages artificiels : murailles à sept portes, donjon du XVe siècle avec escalier menant à une plateforme, et barbacanes. Les matériaux et techniques reflètent les adaptations successives, des Romains (tours circulaires) aux modifications de Sully, en passant par les aménagements médiévaux pour contrer les assauts (pont-levis, fossé taillé dans le rocher).