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Fortifications de Caudebec-en-Caux en Seine-Maritime

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fortification

Fortifications de Caudebec-en-Caux

  • Rue de la Tour d'Harfleur
  • 76490 Caudebec-en-Caux
Crédit photo : Pline - Sous licence Creative Commons
Propriété de la commune
9017 Rue des Tanneurs (Caudebec-en-Caux) 76490 Rives-en-Seine

Frise chronologique

Bas Moyen Âge
Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1400
1500
1600
1700
1800
1900
2000
1364
Début des travaux
1374
Achèvement de l'enceinte
fin XVe siècle
Adaptation à l'artillerie
XVIIIe siècle
Démantèlement partiel
1864
Destruction de la porte de Rouen
1996
Classement Monument Historique
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Tour d'Harfleur et assise foncière correspondant à la parcelle AB 45 ; tour des Fascines, y compris sa galerie de communication, et son assise foncière correspondant aux parcelles AH 438, 441, 448 : inscription par arrêté du 28 février 1996

Personnages clés

Information non disponible - Aucun personnage cité Le texte source ne mentionne aucun acteur historique

Origine et histoire des fortifications

Les fortifications de Caudebec-en-Caux ont été construites à partir de 1378, dans un contexte de généralisation de l’artillerie à feu. Le projet, déjà bien avancé en 1364 grâce à une surimposition accordée à la ville, est achevé vers 1374. L’enceinte, en forme de trapèze, comprend quatre fronts protégés par des fossés alimentés par les rivières locales, ainsi que quatre tours d’angle, dont la tour des Fascines (servant de donjon) et la tour d’Harfleur. Trois portes principales — porte d’Harfleur, porte de Maulévrier et porte de Rouen — permettent l’accès à la ville, tandis qu’un ouvrage défensif, la forteresse de la Mordière, renforce le front ouest.

À la fin du XVe siècle, la tour des Fascines est partiellement arasée et transformée en casemate pour s’adapter à l’artillerie moderne. Les fortifications, représentatives des défenses urbaines médiévales tardives, subissent un démantèlement progressif au XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, il ne reste que des vestiges : les bases des tours Saint-Martin et des Fascines, ainsi que des traces du tracé des remparts dans le parcellaire. La porte de Rouen, dernier élément notable, est rasée en 1864. Aujourd’hui, seuls les soubassements des tours subsistent, témoins de ce système défensif complexe.

Les fortifications intègrent des innovations militaires de leur époque, comme des fossés inondables et des tours adaptées aux canons. Leur construction reflète les tensions géopolitiques de la fin de la guerre de Cent Ans, où les villes normandes, situées sur des axes stratégiques (comme la Seine), se dotent de défenses renforcées. L’enceinte de Caudebec-en-Caux illustre ainsi la transition entre les châteaux forts médiévaux et les fortifications bastionnées de la Renaissance.

Classées Monument Historique en 1996, les vestiges protégés incluent la tour d’Harfleur et la tour des Fascines, avec leur galerie de communication. Ces éléments, propriété de la commune, rappellent l’importance stratégique de Caudebec, ville portuaire sur la Seine, dans les échanges entre Rouen, Harfleur et la mer. Leur état actuel permet d’étudier l’évolution des techniques défensives entre le XIVe et le XVe siècle.

Liens externes

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