Surimposition accordée 1364 (≈ 1364)
Autorisation donnée pour la construction des fortifications.
1374
Fin des travaux
Fin des travaux 1374 (≈ 1374)
Achèvement de la clôture et fortification de la ville.
1378
Élévation des fortifications
Élévation des fortifications 1378 (≈ 1378)
Début des travaux d'élévation des fortifications.
Fin du XVe siècle
Adaptation à l'artillerie
Adaptation à l'artillerie Fin du XVe siècle (≈ 1595)
Modification de la tour des Fascines pour l'artillerie.
XVIIIe siècle
Démantèlement des fortifications
Démantèlement des fortifications XVIIIe siècle (≈ 1850)
Démantèlement progressif des fortifications de la ville.
1864
Destruction de la porte de Rouen
Destruction de la porte de Rouen 1864 (≈ 1864)
Rasement des vestiges de la porte de Rouen.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour d'Harfleur et assise foncière correspondant à la parcelle AB 45 ; tour des Fascines, y compris sa galerie de communication, et son assise foncière correspondant aux parcelles AH 438, 441, 448 : inscription par arrêté du 28 février 1996
Origine et histoire des fortifications
Une surimposition accordée à la ville en 1364 permit de travailler à « la clôture et fortification », achevée en 1374 ; les travaux d'élévation des fortifications sont datés à partir de 1378. Ces ouvrages, représentatifs d'une fortification urbaine tenant compte de la généralisation de l'artillerie à feu, formaient un trapèze à quatre fronts, précédés de fossés alimentés en eau par des prises sur les deux rivières de Caudebec. Une tour se dressait à chaque angle ; la tour des Fascines, au nord-est, était la plus importante et servait de donjon. Trois portes ouvraient sur la ville : la porte d'Harfleur, au nord du front ouest, défendue par deux petites tours ; la porte de Maulévrier, plus simple, dans le front est ; et la porte de Rouen, la plus importante, dotée d'un réduit et d'une caserne dans l'angle sud-est. Le front sud, qui longeait le quai, comportait trois ouvertures. Un ouvrage appelé la forteresse de la Mordière s'élevait sur le front ouest, au nord de la tour d'angle sud. À la fin du XVe siècle, la tour des Fascines fut en partie arasée et adaptée à l'artillerie, certains secteurs transformés en casemates. Les fortifications furent démantelées au cours du XVIIIe siècle. Sur le cadastre ancien subsistaient la tour Saint-Martin, les vestiges de la Mordière sur le front ouest et la tour des Fascines, le tracé des remparts restant visible dans le parcellaire ; le fossé nord avait été aménagé en canal régulateur. Les vestiges de la porte de Rouen furent rasés en 1864. Aujourd'hui, il ne subsiste que les bases des tours Saint-Martin et des Fascines.