Fortification du cimetière 1188 (≈ 1188)
Première mention d’une fortification à Cernay.
1268
Cernay cité comme *oppidum*
Cernay cité comme *oppidum* 1268 (≈ 1268)
Deux portes existantes : Belfort et Thann.
après 1439
Ajout de la Neutor
Ajout de la Neutor après 1439 (≈ 1439)
Nouvelle porte vers la plaine.
XVIe siècle
Adaptation à l’artillerie
Adaptation à l’artillerie XVIe siècle (≈ 1650)
Construction de la tour d’angle conservée.
1789-1799
Vente comme bien national
Vente comme bien national 1789-1799 (≈ 1794)
Démantèlement partiel pendant la Révolution.
1826-1846
Destruction des portes sud/est
Destruction des portes sud/est 1826-1846 (≈ 1836)
Modification du tracé urbain.
1914-1918
Dégâts pendant la Grande Guerre
Dégâts pendant la Grande Guerre 1914-1918 (≈ 1916)
Fortifications très endommagées.
1937
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 1937 (≈ 1937)
Protection de la tour d’angle.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Tour (cad. 8) : classement par arrêté du 6 avril 1937
Personnages clés
Information non disponible - Aucun personnage cité
Le texte source ne mentionne aucun acteur historique nommé.
Origine et histoire des fortifications
Les fortifications de Cernay, situées dans le Haut-Rhin en région Grand Est, datent principalement des XIVe et XVIe siècles. Leur tracé quadrangulaire, partiellement conservé, épouse un plan régulier qui a structuré le développement urbain intérieur. Les fossés, encore visibles à l’ouest et au nord, témoignent de leur fonction défensive initiale. La communauté de Cernay avait déjà fortifié son cimetière dès 1188, et la ville est mentionnée comme oppidum (place fortifiée) en 1268, avec deux portes majeures : l’une vers Belfort, l’autre vers Thann. Une troisième porte, la Neutor (Nouvelle Porte), fut ajoutée après 1439 en direction de la plaine.
La tour d’angle sud-est, seule vestige bien conservé, illustre l’adaptation des fortifications à l’artillerie au XVIe siècle. Construite en grès rouge des Vosges, elle mesure environ 9 mètres de haut pour 11 mètres de diamètre, avec des murs épais de 3 mètres à la base. Ses embrasures à gradins et sa plate-forme supérieure reflètent les techniques militaires de la Renaissance. Les fortifications, vendues comme biens nationaux pendant la Révolution, furent progressivement démantelées : les portes sud et est furent détruites entre 1826 et 1846, tandis que les tours d’angle furent converties en habitations, à l’exception de la tour rue James-Barbier.
Lors de la Première Guerre mondiale, les vestiges, déjà altérés (la tour supportait une terrasse depuis la fin du XIXe siècle), subirent des dommages supplémentaires. Seule la porte de Thann bénéficia d’une restauration d’après-guerre visant à retrouver son aspect originel. Aujourd’hui, la tour classée Monument Historique depuis 1937 reste le témoin le plus tangible de ce système défensif, tandis que les fossés et le tracé des rues perpétuent la mémoire de l’enceinte médiévale et moderne.