Siège de Guémar 1293 (≈ 1293)
Conflit entre Adolphe de Nassau et Anselme de Ribeaupierre.
avant 1369
Statut de ville
Statut de ville avant 1369 (≈ 1369)
Nieder-Gemar entourée d’une enceinte en pierre.
XIVe siècle
Construction initiale
Construction initiale XIVe siècle (≈ 1450)
Édification de l’enceinte et des tours rondes.
XVIe siècle
Surélévation de la Porte Haute
Surélévation de la Porte Haute XVIe siècle (≈ 1650)
Modifications architecturales défensives.
1672
Porte restaurée
Porte restaurée 1672 (≈ 1672)
Date gravée sur la porte rapportée.
1932
Classement monument historique
Classement monument historique 1932 (≈ 1932)
Inscription de la Porte Haute (Obertor).
1976
Restauration de la tour sud-est
Restauration de la tour sud-est 1976 (≈ 1976)
Travaux modernes sur les fortifications.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte supérieure dite Obertor : inscription par arrêté du 11 mai 1932
Personnages clés
Adolphe de Nassau - Noble allemand
Assiégea Guémar en 1293.
Anselme de Ribeaupierre - Seigneur local
Propriétaire du château assiégé en 1293.
Charles-Henri Arnhold - Architecte
Dirigea la restauration post-1945.
Origine et histoire des fortifications
Les fortifications de Guémar, situées dans le Haut-Rhin en région Grand Est, datent principalement des XIVe et XVIIIe siècles. Elles comprennent une enceinte en pierre, des tours rondes et une porte fortifiée, la Porte Haute (Obertor), construite en moellons de grès avec des éléments défensifs comme des meurtrières et des canonnières. Cette porte, surélevée au XVIe siècle, présente des marques de tâcherons et un toit à quatre pans surmonté d’un campanile. Quatre tours subsistent, dont certaines accolées à d’anciens bâtiments aujourd’hui disparus, comme le château détruit partiellement.
L’enceinte originelle, entourée d’un fossé, fut probablement érigée avant 1369, lorsque Guémar (alors Nieder-Gemar) obtint le statut de ville. Une première fortification en bois ou pierre pourrait dater de la fin du XIIIe siècle, comme en témoigne un siège en 1293 lors d’un conflit entre Adolphe de Nassau et Anselme de Ribeaupierre. Au XVIIe siècle, une gravure de Mérian décrivait dix tours, mais seules quatre ont survécu, dont une restaurée en 1976 avec une porte datée de 1672. La Porte des Pêcheurs (Fischerthor), aujourd’hui disparue, ouvrait autrefois vers l’extérieur.
Classée monument historique en 1932, la Porte Haute a fait l’objet de restaurations après 1945 sous la direction de l’architecte Charles-Henri Arnhold. Les vestiges actuels incluent des murs en grès et briques, des fenêtres à chambranles moulurés, et des éléments défensifs comme des bretèches et des meurtrières. Le site, propriété de la commune, illustre l’évolution des techniques militaires entre Moyen Âge et époque moderne, bien que le château adjacent ait presque entièrement disparu.
Les sources historiques mentionnent également une pierre sculptée réemployée dans la maçonnerie, ornée de médaillons à têtes masculines, ainsi que des traces d’anciens bâtiments accolés aux tours. L’absence de porte à l’est suggère une organisation défensive centrée sur les accès ouest et sud. Aujourd’hui, les fortifications offrent un témoignage rare de l’urbanisme médiéval alsacien, marqué par des conflits féodaux et des adaptations architecturales ultérieures.