Frise chronologique
1180
Première mention de l’église
Première mention de l’église
1180 (≈ 1180)
Preuve écrite de l’implantation templière.
XIIe siècle
Fondation templière
Fondation templière
XIIe siècle (≈ 1250)
Création du village et de l’église par les Templiers.
1439–1445
Construction de l’enceinte
Construction de l’enceinte
1439–1445 (≈ 1442)
Fortification par les Hospitaliers sous Bertrand d’Arpajon.
vers 1580
Destruction par les Huguenots
Destruction par les Huguenots
vers 1580 (≈ 1580)
Château rasé pendant les guerres de Religion.
XVIIIe siècle
Ajout de la tour-porte
Ajout de la tour-porte
XVIIIe siècle (≈ 1850)
Modernisation après les conflits religieux.
1998
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
1998 (≈ 1998)
Protection du rempart nord et des tours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le rempart nord avec les deux tours qui le flanquent et l'élément de rempart à l'ouest contigu à la tour nord-ouest, la tour sud-ouest avec ses éléments de rempart qui la flanquent et la porte de ville à l'est (cad. J 374, 435 à 442, 1183 à 1186, 446 à 448, 462) : inscription par arrêté du 28 septembre 1998
Personnages clés
| Bertrand d’Arpajon - Commandeur de Sainte-Eulalie |
Supervisa les fortifications au XVe siècle. |
| Templiers de Sainte-Eulalie - Fondateurs du village |
Créèrent l’église et le château au XIIe siècle. |
| Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem - Successeurs des Templiers |
Bâtirent l’enceinte au XVe siècle. |
Origine et histoire
Les fortifications de La Cavalerie furent construites au 1er quart du XVe siècle par les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, successeurs des Templiers, pour protéger le village des pillages pendant la guerre de Cent Ans. Le commandeur Bertrand d’Arpajon supervisa ces travaux, incluant une enceinte quadrangulaire avec trois tours rondes et un château à l’angle sud-est. Ce système défensif s’inscrivait dans une série de fortifications (Le Viala du Pas de Jaux en 1430, La Couvertoirade en 1439) pour sécuriser le plateau du Larzac, riche en bétail mais vulnérable aux raids.
Fondé au XIIe siècle par les Templiers de la commanderie de Sainte-Eulalie, le village initial fut déplacé après un conflit avec Millau. Les Templiers y bâtirent une église (première mention en 1180) et une maison seigneuriale. Après leur dissolution au XIVe siècle, les Hospitaliers prirent le relais. Les guerres de Religion (XVIe–XVIIe siècles) endommagèrent le château, détruit par les Huguenots vers 1580. Les tours furent alors rasées pour démilitariser le site, avant que la paix ne permette l’ajout d’une tour-porte au XVIIIe siècle et d’hôtels particuliers.
L’enceinte, irrégulière (90 m x 60 m), intègre des vestiges médiévaux antérieurs au XVe siècle, comme des maisons du XIIIe siècle (arcs segmentaires, piédroits moulurés). L’église occupe l’angle sud-est, tandis que la place des Templiers résulte de démolitions postérieures (plan cadastral de 1839). Les fortifications, partiellement préservées (rempart nord, tours, porte est), furent inscrites aux Monuments Historiques en 1998. Leur tracé reflète à la fois les besoins défensifs du XVe siècle et les adaptations ultérieures liées à la prospérité locale.
Le site illustre l’évolution d’un village templier en bastide fortifiée, marqué par les conflits (Cent Ans, Religions) et la résilience économique. Les matériaux (moellons équarris, tuf) et les techniques (arcs segmentaires, congés) témoignent des savoir-faire médiévaux. Aujourd’hui, les fortifications mêlent propriété communale et privée, avec des éléments classés comme le rempart nord ou la tour sud-ouest.