Projet initial de Vauban 1698 (≈ 1698)
Conception non réalisée, budget excessif
1731-1749
Construction de la porte
Construction de la porte 1731-1749 (≈ 1740)
Réalisée par Louis de Cormontaigne
12 juillet 1982
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique 12 juillet 1982 (≈ 1982)
Porte et vestiges des murs protégés
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Porte de Bellecroix et son corps d'entrée, y compris l'amorce du mur de courtine et les restes des murs de la tenaille côté Est (cad. 15 67/1) : classement par arrêté du 12 juillet 1982
Personnages clés
Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire
Auteur du projet initial non abouti
Louis de Cormontaigne - Ingénieur et constructeur
A adapté et réalisé la porte
Origine et histoire
La porte de Bellecroix, aussi appelée porte de Sarrelouis, fait partie des remparts médiévaux de Metz. Située sur la colline de Bellecroix, elle fut conçue pour renforcer une faiblesse stratégique de la place forte au XVIIIe siècle. Initialement imaginée par Vauban en 1698, sa construction fut jugée trop coûteuse et reportée. Ce n’est qu’au siècle suivant que le projet fut repris et modifié par Louis de Cormontaigne, qui supervisa son édification entre 1731 et 1749 dans le cadre de la construction de deux doubles couronnes fortifiées.
La porte adopte un style classique, avec une structure en pierre de Jaumont, typique de la région. Elle se distingue par deux paires de pilastres symétriques encadrant l’ouverture, surmontée d’un arc en anse de panier. Ce monument, ainsi que son corps d’entrée et des vestiges des murs adjacents (amorce de courtine et restes de la tenaille est), furent classés Monument Historique par arrêté du 12 juillet 1982, reconnaissant ainsi leur valeur patrimoniale.
Intégrée au système défensif de Metz, la porte de Bellecroix illustre l’évolution des fortifications sous l’Ancien Régime, combinant héritage médiéval et innovations militaires du XVIIIe siècle. Sa localisation sur la colline de Bellecroix, à l’adresse actuelle 1 rue Lamoricière, en fait un témoin tangible des stratégies de défense de la ville, dans une région marquée par des conflits récurrents entre royaumes européens.