Tour seigneuriale initiale 1203 (≈ 1203)
Première structure fortifiée connue à Marcolès.
XIIIe siècle
Construction du *castrum*
Construction du *castrum* XIIIe siècle (≈ 1350)
Première enceinte circulaire (430 m de périmètre).
XVe siècle
Extension des fortifications
Extension des fortifications XVe siècle (≈ 1550)
Agrandissement à 720 m, ajout du *balat vieil*.
1800-1899
Reconstruction du portail haut
Reconstruction du portail haut 1800-1899 (≈ 1850)
Modification au XIXe siècle de la porte ouest.
1989
Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques 1989 (≈ 1989)
Découverte du rempart de la *fausse porte*.
19 mai 2003
Classement monument historique
Classement monument historique 19 mai 2003 (≈ 2003)
Inscription de la porte de ville basse.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La porte de ville basse (cad. AB 27) : inscription par arrêté du 19 mai 2003
Personnages clés
Famille Boisset - Seigneurs locaux
Armoiries visibles sur le portail bas (XVe).
Origine et histoire
Les fortifications de Marcolès, situées dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes, datent principalement du XVe siècle. Elles témoignent d’une adaptation continue des défenses urbaines médiévales, intégrant des éléments plus anciens comme une tour seigneuriale de 1203 et une première enceinte circulaire du XIIIe siècle (appelée castrum de Marcolès en 1277). Le tracé actuel, d’un périmètre de 720 mètres, conserve des vestiges de murs, des façades aveugles côté attaques, et deux portes : le portail bas (est), partiellement intact avec ses dispositifs défensifs (herse, meurtrières, blason des Boisset), et le portail haut (ouest), reconstruit au XIXe siècle.
L’extension des fortifications au XVe siècle reflète l’évolution démographique et les besoins défensifs de la fin de la guerre de Cent Ans. Une arbalétrière-canonnière mixte, combinant fente verticale pour arbalètes et ouverture circulaire pour armes à feu, subsiste sous le portail bas. Le site inclut aussi un éperon naturel, exploité dès le XIIIe siècle pour sa position stratégique, surplombant le faubourg Saint-Martin de 20 mètres. Des fouilles (1989) près de l’église ont révélé un rempart et un fossé décalé, évoquant une possible fausse porte liée à un épisode de la guerre de Cent Ans, où la ville aurait été partiellement brûlée.
La porte de ville basse, classée monument historique en 2003, illustre l’architecture défensive médiévale avec son passage voûté, ses archères cruciformes et ses mécanismes de fermeture (herse, porte à deux vantaux). Le balat vieil intra-muros et les maisons à façades aveugles rappellent l’organisation urbaine conçue pour résister aux assauts. Malgré des reconstructions partielles, comme celle du portail haut, l’ensemble conserve une cohérence historique, mêlant héritage du XIIIe siècle et aménagements du XVe siècle.
Le site archéologique de la fausse porte, bien que sujet à débat, suggère une faille exploitée lors d’une incursion, peut-être par des routiers. Les vestiges du rempart et du fossé excentré (à 4 mètres de l’enceinte) confirment une défense complexe, adaptée aux techniques de siège de l’époque. Aujourd’hui, ces fortifications offrent un exemple rare d’urbanisme médiéval préservé, où topographie et architecture se complètent pour assurer la protection du bourg.
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