Construction initiale 1635-1640 (≈ 1638)
Construction du fortin attribuée à Richelieu.
1793
Saccage par les Anglais
Saccage par les Anglais 1793 (≈ 1793)
Les Anglais endommagent le fort avant leur retraite.
1810
Début des réparations
Début des réparations 1810 (≈ 1810)
Effort de remise en état du fortin.
1811-1814
Modifications majeures
Modifications majeures 1811-1814 (≈ 1813)
Transformation de la tour à canons et aménagements divers.
1815
Mise en sommeil
Mise en sommeil 1815 (≈ 1815)
Le fort est mis en sommeil après les modifications.
1841
Maintien du fort
Maintien du fort 1841 (≈ 1841)
La commission mixte propose le maintien du fort.
1875
Déclassement du fort
Déclassement du fort 1875 (≈ 1875)
Le fort est déclassé.
1927
Inscription historique
Inscription historique 1927 (≈ 1927)
Le fort est inscrit au titre des monuments historiques.
1993
Restauration bénévole
Restauration bénévole 1993 (≈ 1993)
Des bénévoles participent à la restauration du fort.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fortin de l'Alicastre : inscription par arrêté du 14 décembre 1927
Personnages clés
Richelieu
Responsable de la construction du fortin entre 1635 et 1640.
Louis XIII
Sous son règne, le fortin figure dans l'atlas royal.
Origine et histoire du Fort de l'Alycastre
Le Fortin de l'Alicastre, situé à Porquerolles, fait partie des ouvrages des îles d'Hyères (Var). Sa construction est attribuée à Richelieu entre 1635 et 1640, et l'ouvrage figure dans l'atlas de Louis XIII. La tour carrée, à base pyramidale, était à l'origine percée d'embrasures desservant une terrasse découverte au premier étage où étaient disposés des canons. Au fil du temps, diverses modifications ont été apportées pour adapter le bâtiment à l'évolution de l'armement et de l'art de la guerre. En 1793, les Anglais, avant leur retraite, saccagèrent le fort ; une inspection constata les dégâts et envisagea des réparations. Un effort de remise en état fut entrepris en 1810. Entre 1811 et 1814, les parapets furent relevés, la tour réparée et un ravelin aménagé pour protéger l'entrée et le pont-levis ; la tour à canons se transforma sous l'Empire (1811-1814), puis au cours du XIXe siècle en réduit pour les hommes servant les batteries principales redisposées à l'extérieur. Lors de ces aménagements, le premier étage de la tour fut voûté en briques et la terrasse « à l'épreuve » reportée d'un niveau ; l'enceinte extérieure en étoile fut arasée et épaissie côté mer afin d'abriter les pièces d'artillerie en tir à barbette, et un corps de garde extérieur fut construit. En 1815, l'ouvrage fut mis en sommeil ; la commission mixte d'armement des côtes proposa son maintien en 1841, et il fut déclassé en 1875. Le fort porte aujourd'hui les marques successives de ces transformations : son état général est plutôt moyen, aggravé en certains points par l'érosion éolienne et hydraulique. Des bénévoles de l'association Chantiers Histoire et Architecture Médiévales ont participé à sa restauration en 1993. Propriété de l'État français, il est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 14 décembre 1927.