Conception initiale 1810 (≈ 1810)
Plans attribués à François Haxo.
1812-1813
Construction du fortin
Construction du fortin 1812-1813 (≈ 1813)
Édification sur l'île de Port-Cros.
1875
Conservation et modification
Conservation et modification 1875 (≈ 1875)
Ajout d’un magasin à poudre.
Années 1920 - Seconde Guerre mondiale
Lieu de la NRF
Lieu de la NRF Années 1920 - Seconde Guerre mondiale (≈ 1920)
Loué à *La Nouvelle Revue française*.
12 février 1947
Classement monument historique
Classement monument historique 12 février 1947 (≈ 1947)
Inscription par arrêté ministériel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fortin de la Vigie : inscription par arrêté du 12 février 1947
Personnages clés
François Nicolas Benoît Haxo - Ingénieur militaire
Concepteur attribué des plans.
Jean Paulhan - Écrivain et résistant
Acteur de la location à la NRF.
Origine et histoire
Le fortin de la Vigie, aussi appelé fort de la Vigie, est un ouvrage militaire français construit sur l'île de Port-Cros, dans la commune d'Hyères (Var). Érigé en 1810 selon les plans attribués à François Nicolas Benoît Haxo, il est achevé entre 1812 et 1813. Son architecture s’inscrit dans un trapèze isocèle avec des redans saillants, typique du système tenaillé, et inclut un fossé précèdent l’escarpe. À l’origine, il abritait un mât à signaux intégré au réseau de défense côtière de l’époque napoléonienne.
En 1875, lors de la révision du système de défense des côtes, le fortin est conservé et équipé d’un magasin à poudre. Au XXe siècle, il est loué dans les années 1920 à La Nouvelle Revue française (NRF), devenant un lieu emblématique pour ses collaborateurs, dont Jean Paulhan. Après la Seconde Guerre mondiale, il est utilisé par la DGA Essais de missiles comme base de mesure pour les trajectoires de missiles tirés depuis l’île du Levant.
Le fortin est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 février 1947. Ses casernements, adossés à l’escarpe, consistent en deux bâtiments en rez-de-chaussée. Aujourd’hui, il reste un témoignage architectural des stratégies militaires côtières du XIXe siècle, tout en ayant joué un rôle culturel et scientifique ultérieur.