Première batterie 1803 (≈ 1803)
Une batterie armée d’un canon de 12 livres est mentionnée.
1813
Renforcement de la batterie
Renforcement de la batterie 1813 (≈ 1813)
La batterie est dotée de deux canons de 8 livres.
Fin des années 1840
Premiers projets
Premiers projets Fin des années 1840 (≈ 1840)
Les premiers projets du fortin sont établis.
1841
Remplacement de la batterie
Remplacement de la batterie 1841 (≈ 1841)
La batterie est remplacée par un poste garde-côtes.
XVIIIe siècle
Premier retranchement
Premier retranchement XVIIIe siècle (≈ 1850)
Un retranchement est établi pour barrer l’anse.
1857
Reprise des projets
Reprise des projets 1857 (≈ 1857)
Les projets du fortin sont repris et l’emplacement est retenu.
1859
Construction initiale
Construction initiale 1859 (≈ 1859)
Construction du corps de garde de Port-Fouquet.
1859-1860
Construction du fortin
Construction du fortin 1859-1860 (≈ 1860)
Le fortin de Port-Fouquet est construit.
1874
Abandon du poste
Abandon du poste 1874 (≈ 1874)
La Commission de défense des côtes ne conserve pas le poste.
1889
Déclassement du fortin
Déclassement du fortin 1889 (≈ 1889)
Le fortin est déclassé par la loi du 27 mai 1889.
1891
Vente à un particulier
Vente à un particulier 1891 (≈ 1891)
Le fortin est vendu à un particulier le 11 septembre 1891.
2000
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 2000 (≈ 2000)
Le fortin fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fortin (cad. ZC 38) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000
Origine et histoire du Fortin de Port-Fouquet
Le fortin de Port-Fouquet est un corps de garde crénelé de type 1846 n°3, daté de 1859 et construit entre 1859 et 1860, situé au fond de la ria de Port-Fouquet, sur la commune du Palais à Belle-Île-en-Mer (Morbihan). Il s’inscrit dans une continuité défensive : un retranchement établi au XVIIIe siècle barre l’anse, et une batterie y est mentionnée en 1803, armée d’un canon de 12 livres avec magasin à poudre et corps de garde, puis en 1813 dotée de deux canons de 8 livres. L’atlas des batteries de 1824 situe cette batterie à l’extrémité de la rive ouest de l’anse, complétée par un bâtiment abritant corps de garde, logement d’officier et magasin à poudre distant de 116 mètres. En 1841, la Commission mixte d’armement ne conserve pas la batterie et la remplace par un poste garde-côtes composé d’un corps de garde défensif n°2 armé d’un obusier de 12 cm, qu’un détachement d’infanterie de 30 hommes doit garnir pour surveiller la côte et défendre le retranchement. Les premiers projets datent de la fin des années 1840 et sont repris à partir de 1857, l’emplacement retenu étant un vallon encaissé immédiatement en arrière du retranchement. Le corps de garde destiné à trente hommes est alors réalisé ; il a depuis été transformé en résidence, la toiture remplaçant la terrasse crénelée d’origine, tout en conservant la lisibilité de ses structures initiales. La Commission de défense des côtes ne conserve pas le poste en 1874 ; il est déclassé par la loi du 27 mai 1889, versé aux Domaines le 26 juin 1890 puis vendu à un particulier le 11 septembre 1891. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le corps de garde a abrité un petit détachement allemand chargé de la surveillance du littoral. Propriété privée, le fortin de Port-Fouquet fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 2000.