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Fortin de Port-Fouquet au Palais au Palais dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fortin

Fortin de Port-Fouquet au Palais

  • Port-Fouquet
  • 56360 Le Palais
Fortin de Port-Fouquet au Palais
Fortin de Port-Fouquet au Palais
Crédit photo : Remi Jouan - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
5513 A Port Fouquet 56360 Le Palais

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1803
Première mention de la batterie
1813
Modification de l'armement
1841
Remplacement par un poste garde-côtes
1859-1860
Construction du corps de garde actuel
1874
Déclassement du poste
1889
Vente aux Domaines
30 octobre 2000
Inscription aux monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fortin (cad. ZC 38) : inscription par arrêté du 30 octobre 2000

Personnages clés

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Origine et histoire du Fortin de Port-Fouquet

Le fortin de Port-Fouquet est un corps de garde crénelé de type 1846 no 3, construit en 1859-1860 sur la commune du Palais, à Belle-Île-en-Mer (Morbihan). Situé dans la ria de Port-Fouquet, il faisait partie d’un système défensif côtier incluant un retranchement en maçonnerie et une batterie en terre, aujourd’hui disparus ou très dégradés. Le bâtiment, conçu pour abriter 30 soldats, a été transformé en résidence privée après son déclassement militaire en 1889.

À l’origine, le site abritait une batterie côtière armée dès le début du XIXe siècle, mentionnée en 1803 avec un canon de 12 livres, puis en 1813 avec deux canons de 8 livres. En 1841, la batterie est remplacée par un poste garde-côtes équipé d’un obusier de 12 cm, intégré à un retranchement existant depuis le XVIIIe siècle. Le corps de garde actuel, construit entre 1857 et 1860, a perdu sa fonction militaire après 1874, avant d’être vendu à un particulier en 1891. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il a brièvement servi de poste de surveillance pour l’armée allemande.

Le fortin, inscrit aux monuments historiques depuis le 30 octobre 2000, conserve une partie de ses structures d’origine malgré sa transformation en habitation (remplacement de la terrasse crénelée par une toiture). Son architecture reflète les standards militaires du milieu du XIXe siècle, avec un plan type 1846 adapté aux petites garnisons côtières. Aujourd’hui propriété privée, il témoigne de l’évolution des systèmes défensifs insulaires, de l’Ancien Régime à la modernité.

Le site de Port-Fouquet illustre aussi les stratégies de défense de Belle-Île-en-Mer, île stratégique dont les fortifications ont été régulièrement adaptées aux menaces (invasions anglaises au XVIIIe siècle, surveillance pendant les deux guerres mondiales). Le retranchement initial, complété par des escarpements artificiels, visait à contrôler l’accès à l’anse, tandis que le corps de garde assurait une présence permanente. Les vestiges archéologiques (arrachements de maçonnerie, traces de la batterie) rappellent cette histoire complexe.

L’inscription du fortin en 2000 souligne sa valeur patrimoniale, à la fois architecturale (exemple rare de corps de garde crénelé conservé) et historique (témoignage des mutations des côtes bretonnes). Sa localisation dans la ria, à l’abri des vents, en faisait un point de surveillance idéal, tandis que sa transformation en résidence montre l’adaptation des bâtiments militaires à des usages civils, phénomène courant après leur désaffectation.

Liens externes

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