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Fortin de Tizzano de Sartène en Corse-du-sud

Patrimoine classé Patrimoine défensif Fortin

Fortin de Tizzano de Sartène

  • Tizzano
  • 20100 Sartène
Fortin de Tizzano de Sartène
Fortin de Tizzano de Sartène
Fortin de Tizzano de Sartène
Crédit photo : Cqui - Sous licence Creative Commons
Propriété privée
20239 Sartène, Tizzano

Frise chronologique

Renaissance
Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1600
1700
1800
1900
2000
1583
Prise de Sartène par Hassan Veneziano
XVIe siècle
Construction de la tour génoise
Deuxième moitié du XVIIIe siècle
Extension de l'enceinte fortifiée
1985
Inscription aux Monuments historiques
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

Fortin de Tizzano (cad. B 201) : inscription par arrêté du 6 septembre 1985

Personnages clés

Hassan Veneziano - Roi d’Alger Preneur de Sartène en 1583.
Intendant de Corse (XVIIIe siècle) - Commanditaire des travaux Ordonna l’extension du fortin.

Origine et histoire du Fortin de Tizzano

Le fortin de Tizzano, situé sur la commune de Sartène en Corse-du-Sud, trouve ses origines au XVIe siècle avec la construction d’une tour génoise. Ce premier édifice, typique des défenses côtières de l’époque, visait à protéger les populations locales des raids barbaresques qui frappaient régulièrement les côtes méditerranéennes. La Corse, alors sous domination génoise, subissait des attaques fréquentes, comme en témoigne la prise de Sartène en 1583 par Hassan Veneziano, roi d’Alger, qui réduisit en esclavage des centaines d’habitants.

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, sous l’impulsion de l’intendant de Corse, la tour initiale fut intégrée à une enceinte plus vaste, cantonnée de quatre tours circulaires. Cet ensemble fortifié, doté d’un chemin de ronde, était conçu pour renforcer la protection de la Cala di Tizzano, un petit port naturel servant d’abri aux pêcheurs locaux. L’accès à la forteresse était contrôlé par une porte surmontée d’un linteau monolithe, caractéristique des constructions militaires génoises.

Le fortin de Tizzano s’inscrit dans un contexte historique marqué par les tensions en Méditerranée et la nécessité pour Gênes de sécuriser ses possessions corses. Les tours littorales, comme celle de Tizzano, faisaient partie d’un réseau de signalisation destiné à alerter les populations en cas d’incursion ennemie. Malgré ces dispositifs, les attaques persistaient, illustrant les limites des fortifications face à des forces supérieures. Aujourd’hui, les ruines du fortin, inscrites aux Monuments historiques depuis 1985, rappellent cette période troublée et le rôle stratégique de la Corse dans les conflits méditerranéens.

La région de Sartène, par sa position géographique et son histoire, fut un enjeu majeur pour les puissances méditerranéennes. Le fortin de Tizzano, bien que modeste par sa taille, symbolise les efforts déployés pour protéger les côtes et les activités locales, notamment la pêche. Son abandon progressif reflète aussi l’évolution des menaces et des stratégies défensives à partir du XIXe siècle, lorsque la Corse passa sous administration française et que les raids barbaresques déclinèrent.

Enfin, le site de Tizzano, avec sa baie et son fortin, offre un témoignage architectural des techniques militaires génoises. Les vestiges actuels permettent d’étudier l’adaptation des fortifications aux contraintes locales, comme le relief accidenté et les ressources disponibles. Ce patrimoine, bien que partiellement en ruines, reste un marqueur identitaire pour les habitants de Sartène et un lieu chargé d’histoire pour les visiteurs.

Liens externes

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