Frise chronologique
1689
Demande de Vauban
Demande de Vauban
1689 (≈ 1689)
Batterie de trois canons projetée au nord.
1747
Armement de la batterie
Armement de la batterie
1747 (≈ 1747)
Trois canons de 12 livres installés.
22 avril 1761
Destruction par les Anglais
Destruction par les Anglais
22 avril 1761 (≈ 1761)
Batterie détruite lors du débarquement.
1797
Restauration de la batterie
Restauration de la batterie
1797 (≈ 1797)
Réparation après les dégâts anglais.
1860-1861
Construction du corps de garde
Construction du corps de garde
1860-1861 (≈ 1861)
Remplacement par un poste crénelé.
30 octobre 2000
Inscription du réduit
Inscription du réduit
30 octobre 2000 (≈ 2000)
Protection au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La cheminée en pierre ornée de deux atlantes provenant du château de Rimaison à Bieuzy-les-Eaux (cad. ZO 152) : classement par arrêté du 7 janvier 1953
Personnages clés
| Sébastien Le Prestre de Vauban - Ingénieur militaire |
A demandé la batterie en 1689. |
| François de Rohan - Commanditaire initial |
A fait construire la forteresse. |
| Émile Cazalet - Propriétaire privé (1890) |
Acheteur du corps de garde déclassé. |
Origine et histoire
Le fortin de Port Maria, construit au XVIIe siècle sur la commune de Locmaria, faisait partie du système défensif de Belle-Île-en-Mer dans le Morbihan. Il était conçu pour protéger la ria de Port Maria, un point stratégique de l’île. L’ensemble comprenait initialement deux forts à l’entrée de la ria, ainsi qu’une batterie de trois canons demandée par Vauban en 1689, armée de pièces de 12 livres en 1747. Ces ouvrages furent partiellement détruits en 1761 lors de la prise de Belle-Île par les Anglais, avant d’être restaurés et rééquipés au début du XIXe siècle.
En 1841, la batterie fut supprimée au profit d’un poste de garde-côte, occupé par 30 hommes et une pièce d’artillerie de montagne. Un corps de garde crénelé, construit entre 1860 et 1861, remplaça les anciennes structures, mais il fut déclassé en 1889, vendu à un notable local, puis transformé en résidence secondaire. Occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, le site fut restauré dans les années 1950 et est aujourd’hui partiellement classé ou inscrit aux monuments historiques, notamment pour sa cheminée ornée d’atlantes, rapportée du château de Rimaison.
Les fortifications de Port Maria reflètent les évolutions stratégiques de la défense côtière française, depuis les aménagements de Vauban jusqu’aux adaptations du XIXe siècle. Le réduit de 1860, encore visible, témoigne de la transition entre une logique offensive (batteries d’artillerie) et une surveillance passive (poste de garde). La cheminée classée, élément architectural remarquable, ajoute une dimension patrimoniale civile à ce site avant tout militaire, soulignant les réutilisations successives du bâti au fil des siècles.