Forts et Défenses de Locmaria dans le Morbihan

Patrimoine classé Patrimoine militaire Fort Patrimoine défensif

Forts et Défenses de Locmaria

  • Port-Maria
  • 56360 Locmaria
Forts et Défenses de Locmaria
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Forts et Défenses de Locmaria
Forts et Défenses de Locmaria
Forts et Défenses de Locmaria
Forts et Défenses de Locmaria
Forts et Défenses de Locmaria
Crédit photo : Patrice78500 - Sous licence Creative Commons
Propriété privée

Frise chronologique

Temps modernes
Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1700
1800
1900
2000
1689
Complément des retranchements
1747
Armement de la batterie
XVIIe siècle
Construction initiale
22 avril 1761
Destruction de la batterie
1770
Achèvement des retranchements
1797
Restauration de la batterie
1824
Réarmement de la batterie
1860
Construction du réduit
1860-1861
Construction du corps de garde
1940
Occupation allemande
1950
Restauration du corps de garde
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La cheminée en pierre ornée de deux atlantes provenant du château de Rimaison à Bieuzy-les-Eaux (cad. ZO 152) : classement par arrêté du 7 janvier 1953

Personnages clés

François de Rohan Constructeur initial du fort de Port-Maria.
Vauban Architecte militaire ayant transformé le fort en citadelle.
Émile Cazalet Acquéreur du corps de garde après son déclassement.
Famille Malécot Propriétaire et restaurateur du corps de garde au XXe siècle.

Origine et histoire des Forts et des Défenses

Le fort de Port-Maria, à Locmaria sur Belle-Île-en-Mer, est une fortification du XVIIe siècle édifiée par François de Rohan puis transformée en citadelle par Vauban. L’ensemble est entouré d’une double enceinte et présente une architecture bastionnée avec fossés, bastions, courtines, fausse-braye, embrasures de tir, crêtes de feu, traverses et casemates. Le dispositif défensif comporte un fort de chaque côté de l’entrée de la ria et, au fond de la ria, un réduit construit en 1860. Le réduit est inscrit au titre des monuments historiques depuis le 30 octobre 2000. Une cheminée en pierre ornée de deux atlantes, rapportée du château de Rimaison à Bieuzy-les-Eaux et présente dans le réduit, est classée au titre des monuments historiques depuis le 7 janvier 1953.

En 1689, Vauban demande le complément des retranchements par une batterie de trois pièces située au nord de l’anse, batterie attestée dès la fin du XVIIe siècle. En 1747, cette batterie est armée de trois canons de 12 livres. Le 22 avril 1761, au cours de la prise de Belle-Île-en-Mer, la batterie est détruite par des tirs de navires anglais lors du débarquement à Port Andro. Les retranchements maçonnés qui barrent les deux vallons sont achevés dans les années 1770 ; la batterie comporte alors un magasin à poudre et un corps de garde. Restaurée en 1797, elle est équipée de deux canons en 1824.

La Commission mixte d'armement des côtes décide en 1841 de supprimer la batterie tout en prévoyant l’installation d’un poste de garde-côte pour surveiller le port, destiné à être occupé par trente hommes et soutenu par une pièce d’artillerie de montagne. Le corps de garde crénelé n°2 retenu pour ce poste est construit en 1860-1861. Le poste de garde-côte n’est pas conservé par la commission de défense des côtes en 1874. Le corps de garde est déclassé par la loi du 27 mai 1889, remis aux Domaines en juin 1890, vendu à Émile Cazalet, puis cédé en 1895 à la famille Malécot, qui l’aménage en résidence secondaire. Occupé par les Allemands en 1940 et laissé en ruine à la libération en mai 1945, il est restauré dans les années 1950 par la famille Malécot, qui en demeure propriétaire et le propose à la location saisonnière.

Liens externes