Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
4 juin 1822
Début du fonçage
Début du fonçage
4 juin 1822 (≈ 1822)
Lancement du puits d'extraction no 1.
10 janvier 1823
Atteinte du terrain houiller
Atteinte du terrain houiller
10 janvier 1823 (≈ 1823)
Profondeur de 39 mètres après 7 mois.
8 août 1823
Début du puits d'épuisement
Début du puits d'épuisement
8 août 1823 (≈ 1823)
Puits no 2 commencé, noyé 4 jours après.
1860
Arrêt de l'extraction
Arrêt de l'extraction
1860 (≈ 1860)
Fermeture définitive de la fosse.
9 mars 1999
Classement monument historique
Classement monument historique
9 mars 1999 (≈ 1999)
Chevalement et aménagements militaires protégés.
30 juin 2012
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial du bassin minier.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien chevalement du puits nord de l'ancienne fosse, y compris les aménagements militaires récents (cad. AB 3) : classement par arrêté du 9 mars 1999
Personnages clés
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Origine et histoire
La fosse du Sarteau, exploitée par la Compagnie des mines d'Anzin, fut creusée à partir de 1822 à Fresnes-sur-Escaut, près de l’Escaut. Le puits d’extraction, commencé le 4 juin 1822, atteignit le terrain houiller en janvier 1823 après seulement sept mois de travaux, malgré des venues d’eau abondantes dues à la proximité du fleuve. Un puits d’épuisement, commencé le 8 août 1823, fut rapidement submergé, illustrant les difficultés récurrentes du site. La production charbonnière se poursuivit malgré ces obstacles jusqu’en 1860, date de l’arrêt définitif de la fosse.
Après sa fermeture, le puits d’extraction servit encore à l’aérage des travaux de la fosse d’Outre Wez jusqu’en 1867. Le puits d’épuisement, comblé en 1883, conserva cependant sa tour en briques, unique vestige architectural. Au XXe siècle, le site fut reconnu pour son patrimoine industriel : le chevalement et ses aménagements militaires (blockhaus de 1938) furent classés monuments historiques en 1999, après une première inscription en 1984. La fosse fut enfin inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012, comme élément emblématique du bassin minier.
Le chevalement du puits nord, édifié entre 1823 et 1855, présente une architecture remarquable en brique, évoquant un donjon médiéval. Transformé durant la Première Guerre mondiale et bétonné en 1938 pour un usage militaire, il constitue l’un des rares témoignages des techniques minières du XIXe siècle en France. Le terril adjacent (no 190), plat et boisé, ainsi que les têtes de puits matérialisées par Charbonnages de France, complètent ce paysage industriel préservé.
La fosse du Sarteau incarne les défis technologiques et humains de l’exploitation charbonnière dans le Nord-Pas-de-Calais, entre innovations pour contrer les inondations et adaptation des infrastructures. Son classement à l’UNESCO souligne son rôle dans l’histoire industrielle européenne, tandis que les aménagements militaires ultérieurs reflètent les réutilisations stratégiques de ces sites après leur abandon minier.