Frise chronologique
1900
Début des travaux préparatoires
Début des travaux préparatoires
1900 (≈ 1900)
Préparation du site de la fosse Ledoux.
6 juillet 1901
Fonçage du puits no 1
Fonçage du puits no 1
6 juillet 1901 (≈ 1901)
Début du creusement du premier puits.
16 juillet 1905
Début de l'extraction
Début de l'extraction
16 juillet 1905 (≈ 1905)
Première production de charbon.
1919
Reprise après la Première Guerre mondiale
Reprise après la Première Guerre mondiale
1919 (≈ 1919)
Réparation et redémarrage de la production.
1946
Nationalisation des mines
Nationalisation des mines
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe de Valenciennes.
30 décembre 1988
Fermeture définitive
Fermeture définitive
30 décembre 1988 (≈ 1988)
Fin de l'extraction de charbon.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Chevalement métallique du puits numéro 1 (cad. B 496) : inscription par arrêté du 6 mai 1992
Personnages clés
| Charles Ledoux - Administrateur de la Compagnie d'Anzin |
Fosse nommée en son honneur. |
Origine et histoire
La fosse Ledoux, exploitée par la Compagnie des mines d'Anzin, est creusée entre 1901 et 1902 à Condé-sur-l'Escaut, dans le Nord. Les travaux débutent en octobre 1900, utilisant la technique de congélation des terrains pour foncer les puits. Le premier puits commence le 6 juillet 1901, le second le 2 juin 1902. La production de charbon démarre le 16 juillet 1905, avec une capacité initiale de 450 tonnes par jour. La fosse est nommée en hommage à Charles Ledoux, administrateur de la Compagnie d'Anzin.
Durant la Première Guerre mondiale, la fosse est bombardée et endommagée, mais elle reprend son activité le 3 juin 1919. Sa production s’accroît rapidement, atteignant un record de 562 979 tonnes en 1939. Pendant la Seconde Guerre mondiale, une inondation en 1940 interrompt temporairement l’extraction. Après la nationalisation de la Compagnie des mines d'Anzin en 1946, la fosse Ledoux intègre le Groupe de Valenciennes et devient un siège de concentration majeur dans les années 1950.
Modernisée dans les années 1950, la fosse Ledoux voit ses installations de surface transformées, avec de nouveaux chevalements métalliques et des salles des machines. Un lavoir à grains est construit en 1955, et une fosse d’aérage est créée dans la forêt de Bonsecours pour exploiter la veine Saint-Georges. La fosse concentre progressivement les activités des fosses voisines, comme Saint-Pierre et Vieux-Condé, avant de cesser définitivement son extraction le 30 décembre 1988. Les puits sont comblés en 1989, et la plupart des installations sont détruites, à l’exception du chevalement du puits no 1, inscrit aux monuments historiques en 1992.
Le site est aujourd’hui reconverti en espace naturel, et le chevalement subsistant, ainsi que trois terrils et plusieurs cités minières, sont classés au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2012. Ces éléments témoignent de l’histoire industrielle et sociale du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, ainsi que de son héritage architectural et paysager.
Les terrils nos 195, 195A et 196, ainsi que les cités minières comme la cité-jardin de la Solitude et des Acacias, font partie intégrante de ce patrimoine. Ces terrils, aujourd’hui boisés, et les cités rénovées illustrent la reconversion des anciens sites miniers en espaces de vie et de nature. Le chevalement du puits no 1, construit en 1951 par l’entreprise Delattre et Frouard, reste le symbole de cette époque de modernisation et d’industrialisation.