Frise chronologique
15 juillet 1831
Début du fonçage
Début du fonçage
15 juillet 1831 (≈ 1831)
Ouverture du puits par la Compagnie d’Anzin.
1837
Pic de production
Pic de production
1837 (≈ 1837)
22 000 tonnes extraites, fosse la plus rentable.
1855
Modernisation de l’extraction
Modernisation de l’extraction
1855 (≈ 1855)
Nouvelle machine pour le personnel et les 303 m.
1862
Arrêt de l’extraction
Arrêt de l’extraction
1862 (≈ 1862)
Fermeture pour déficit, après 549 000 tonnes.
22 septembre 2010
Classement monument historique
Classement monument historique
22 septembre 2010 (≈ 2010)
Inscription par arrêté ministériel.
30 juin 2012
Patrimoine mondial UNESCO
Patrimoine mondial UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Intégration au bassin minier (site no 17).
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne fosse avec sa rampe d'accès, en totalité (cad. AI 93, 640, 689, 690) : inscription par arrêté du 22 septembre 2010
Personnages clés
| Mathilde Bonaparte - Inspiratrice du nom |
Nièce de Napoléon Ier, hommage nominal. |
Origine et histoire
La fosse Mathilde, ouverte en 1831 par la Compagnie des mines d'Anzin à Denain, fut nommée en l'honneur de Mathilde Bonaparte, nièce de Napoléon Ier. Son fonçage débuta le 15 juillet 1831, cinq ans après la fosse Villars, première de la commune. Creusé initialement à la main jusqu’à 13 mètres, le puits utilisa ensuite une machine à vapeur pour atteindre le terrain houiller à 71 mètres. La fosse devint rapidement la plus productive de Denain, exploitant des veines comme Président (103 m) ou Edmond (155 m), avec un pic de 22 000 tonnes en 1837.
Malgré des modernisations, dont une machine d’extraction en 1855 permettant la circulation du personnel, la production déclina en raison d’un gisement pauvre. La fosse cessa son activité en 1862, après avoir extrait 549 000 tonnes de charbon. Le puits, conservé pour l’aérage jusqu’en 1863, fut comblé, mais ses bâtiments de surface furent reconvertis en logements. Les installations incluaient une rampe d’accès, une salle de triage, et un chevalement, partiellement préservés.
Au XXIe siècle, Charbonnages de France matérialisa la tête du puits, et la fosse fut inscrite aux monuments historiques en 2010. Elle intégra en 2012 la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, parmi les 353 éléments du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais (site no 17). Aujourd’hui, le site témoigne de l’héritage industriel de Denain, marquée par le charbon, l’acier et la métallurgie, qui transformèrent cette bourgade en un centre économique majeur.
La reconversion des bâtiments en logements dès 1863 illustre une transition précoce vers une utilisation civile des infrastructures minières. Les inspections annuelles du BRGM et la préservation de la rampe d’accès soulignent son importance patrimoniale. La fosse Mathilde, avec son histoire liée à la famille Bonaparte et à la révolution industrielle, incarne à la fois les succès et les limites de l’exploitation charbonnière dans la région.