Début du fonçage 15 juillet 1831 (≈ 1831)
Commencement des travaux de creusement de la fosse Mathilde.
1833
Communication avec Turenne
Communication avec Turenne 1833 (≈ 1833)
La fosse Mathilde est mise en communication avec la fosse Turenne.
1837
Production record
Production record 1837 (≈ 1837)
La fosse Mathilde atteint une production de 22 000 tonnes, devenant la plus rentable de Denain.
1862
Fin de l'extraction
Fin de l'extraction 1862 (≈ 1862)
Arrêt de l'extraction en raison de la pauvreté du gisement.
22 septembre 2010
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 22 septembre 2010 (≈ 2010)
La fosse Mathilde est inscrite aux monuments historiques.
30 juin 2012
Patrimoine mondial de l'Unesco
Patrimoine mondial de l'Unesco 30 juin 2012 (≈ 2012)
La fosse Mathilde est inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne fosse avec sa rampe d'accès, en totalité (cad. AI 93, 640, 689, 690) : inscription par arrêté du 22 septembre 2010
Personnages clés
Mathilde Bonaparte
Personnalité ayant donné son nom à la fosse Mathilde.
Origine et histoire de la Fosse
L'ancienne fosse Mathilde, située à Denain, appartient à la Compagnie des mines d'Anzin et porte le nom de Mathilde Bonaparte. Le fonçage a commencé le 15 juillet 1831 ; la fosse a été mise en communication avec la fosse Turenne en 1833. Le puits a d'abord été creusé à la main jusqu'à 13 mètres, puis l'épuisement des eaux a été assuré par une pompe à vapeur ; le terrain houiller a été atteint à 71 mètres. Plusieurs veines furent découvertes successivement : Président vers 103 m, puis Edmond et Gailleteuse aux alentours de 155–178 m, plus tard la veine Zoé à 303 m et, par sondage, la veine Le Bret à 338 m. Une machine d'extraction de type Edward fut installée, puis remplacée par des modèles plus puissants : celle de 1855 permit notamment la remontée du personnel sans recours aux échelles. En 1837 la production atteignait environ 22 000 tonnes, faisant de Mathilde la fosse la plus rentable de Denain ; jusqu'en 1862 elle avait fourni 549 000 tonnes au total. Malgré des modernisations, le gisement s'est révélé pauvre et l'extraction a été arrêtée en 1862 ; le puits a ensuite été conservé pour renforcer la ventilation de la fosse Bayard voisine, avant d'être comblé et serrementé en 1863. Les machines ont été récupérées pour d'autres fosses, tandis que les installations de surface ont été largement conservées et reconverties en logements, un projet étudié dès 1863. La rampe d'accès et les murs ont été préservés, la cheminée a été détruite ; le corps de bâtiment donnant sur la rue Mathilde accueillait la salle de triage, le bâtiment de recette et le chevalement avec son large pignon, l'édifice opposé abritait la machine d'extraction, des caves ont été aménagées sous la rampe et la cour centrale, et une écurie jouxtait le logement arrière. Entre 1960 et 1980, un bâtiment couvert par un toit en appentis a été accolé à l'ancienne chaufferie. Au début du XXIe siècle, Charbonnages de France a matérialisé la tête du puits et le BRGM y effectue des inspections annuelles. La fosse Mathilde est inscrite aux monuments historiques par arrêté du 22 septembre 2010 et figure, depuis le 30 juin 2012, sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco comme composante du site n° 17 du bassin minier.