Crédit photo : Jérémy-Günther-Heinz Jähnick (1988–) Descriptionph - Sous licence Creative Commons
Frise chronologique
mai 1887
Début des travaux
Début des travaux
mai 1887 (≈ 1887)
Forage du puits n° 7 à Barlin.
1888
Première extraction
Première extraction
1888 (≈ 1888)
Début de la production de charbon.
1891
Création du puits 7 bis
Création du puits 7 bis
1891 (≈ 1891)
Ajout d’un second puits à 30 m.
1946
Nationalisation
Nationalisation
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe de Béthune.
1950-1951
Modernisation
Modernisation
1950-1951 (≈ 1951)
Nouveaux criblage et moulinage installés.
1er octobre 1967
Fermeture
Fermeture
1er octobre 1967 (≈ 1967)
Fin de l’extraction de charbon.
24 mars 2010
Classement MH
Classement MH
24 mars 2010 (≈ 2010)
Bains-douches et ateliers protégés.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec 108 autres sites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancien bâtiment des pendus-bains-douches, en totalité ; les façades et toitures des anciens ateliers (cad. AP 318) : inscription par arrêté du 24 mars 2010
Personnages clés
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Origine et histoire
La fosse n° 7, dite Bonnel ou du Maisnil, fut ouverte en mai 1887 par la Compagnie des mines de Nœux à Barlin (Pas-de-Calais). Le puits principal, creusé à 107 mètres d’altitude, atteignit le terrain houiller à 130 mètres de profondeur et devint productif dès 1888. Un second puits (n° 7 bis) fut ajouté en 1891 à 30 mètres à l’est, tandis qu’un troisième (n° 7 ter) fut implanté sur la commune voisine de Ruitz. Quatre terrils (n° 38, 38A, 38B, 238) furent édifiés, dont un cavalier minier reliant les fosses. Des cités ouvrières, des écoles et un dispensaire (cité Lyautey) furent construits pour loger et soigner les mineurs et leurs familles.
En 1946, la nationalisation des houillères intégra la fosse au Groupe de Béthune. Modernisée entre 1950 et 1951 (nouveau criblage, moulinage, mise à terril mécanique), elle adopta en 1954 une haveuse à bras Sullivan. Malgré sa productivité, l’extraction cessa en 1967, le champ étant repris par la fosse n° 6 de Bruay. Le puits n° 7 bis (818 m) fut remblayé en 1968, tandis que le n° 7 (861 m), conservé pour l’aérage, le fut en 1979. Son chevalement fut détruit en 1981, ne laissant que les bains-douches et ateliers comme vestiges.
Au XXIe siècle, Charbonnages de France matérialisa les têtes de puits. Les cités, rénovées, et les terrils, transformés en espaces de promenade, furent classés : les bains-douches et ateliers furent inscrits aux Monuments Historiques le 24 mars 2010, puis la fosse et sa cité pavillonnaire intégrèrent le patrimoine mondial de l’UNESCO le 30 juin 2012 (site n° 91). Aujourd’hui, les anciens bains-douches abritent La Fossette, un lieu culturel dédié aux arts urbains, accueillant des concerts comme le Festi Fossette (3e édition en juillet 2024).