Frise chronologique
6 octobre 1919
Début du puits n° 8
Début du puits n° 8
6 octobre 1919 (≈ 1919)
Fonçage initial du premier puits.
1923
Création du puits n° 8 bis
Création du puits n° 8 bis
1923 (≈ 1923)
Puits complémentaire pour aération.
1924
Début de l'extraction
Début de l'extraction
1924 (≈ 1924)
Première production de charbon.
1946
Nationalisation des mines
Nationalisation des mines
1946 (≈ 1946)
Intégration au Groupe d’Oignies.
1961
Fin de l'extraction
Fin de l'extraction
1961 (≈ 1961)
Arrêt après ouverture fosse n° 10.
1968
Remplacement du chevalement
Remplacement du chevalement
1968 (≈ 1968)
Installation du chevalement de Marles.
1991
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1991 (≈ 1991)
Remblaiement des puits.
25 novembre 2009
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique
25 novembre 2009 (≈ 2009)
Protection du chevalement.
30 juin 2012
Classement UNESCO
Classement UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec 108 autres sites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevalement de la fosse n° 8 en totalité (cad. AB 377) : inscription par arrêté du 25 novembre 2009
Personnages clés
| Émile Cornuault - Hommage nominatif |
Fosse baptisée en son honneur. |
Origine et histoire
La fosse n° 8 - 8 bis, dite Émile Cornuault, fut creusée par la Compagnie des mines de Dourges à partir de 1919 à Évin-Malmaison, dans une zone inexploitée de la concession. Le puits n° 8 débuta le 6 octobre 1919, suivi du puits n° 8 bis en 1923. L’extraction commença en 1924, accompagnée de la construction de vastes cités minières au nord et de terrils (n° 109, 113, 113A) à l’est et au sud. La fosse devint la plus orientale de la compagnie jusqu’en 1930.
Nationalisée en 1946, la fosse intégra le Groupe d’Oignies. Elle cessa d’extraire en 1961 après la mise en service de la fosse n° 10, mais servit encore pour le transport de personnel et de matériel jusqu’en 1973. Son chevalement d’origine, remplacé en 1968 par celui de la fosse n° 3 ter de Marles (Auchel), fut équipé d’une machine Koepe de 1 800 chevaux. Les puits, profonds de 704 m (n° 8) et 564 m (n° 8 bis), furent remblayés en 1991, marquant la fin de l’activité.
Au XXIe siècle, le site conserve des vestiges majeurs : le chevalement du puits n° 8 (inscrit aux Monuments Historiques en 2009 et classé à l’UNESCO en 2012), les bains-douches, la salle de paye, et des murs d’enceinte. Les terrils, partiellement exploités, sont aujourd’hui des espaces verts. La cité-jardin Cornuault, associée à la fosse, partage le classement UNESCO. Charbonnages de France a matérialisé les têtes de puits, tandis que le BRGM inspecte annuellement le site.
La fosse n° 8 - 8 bis illustre l’apogée et le déclin de l’industrie charbonnière régionale. Son chevalement, symbole du patrimoine minier, et la cité-jardin Cornuault témoignent de l’organisation sociale et technique des houillères. Les terrils, bien que partiellement disparus, rappellent l’impact environnemental de l’exploitation. Le site, propriété de la commune, reste un marqueur identitaire des Hauts-de-France.
Les dates clés reflètent les étapes industrielles : fonçage des puits (1919-1923), pic d’activité (1924-1961), modernisation post-nationalisation (1968), et reconversion patrimoniale (2009-2012). La fosse fut reliée aux fosses voisines (n° 7, 9, 10) pour optimiser la production, avant son déclin progressif après 1973. Son inscription à l’UNESCO souligne son rôle dans l’histoire universelle de l’industrie minière.