Frise chronologique
1909
Début des travaux
Début des travaux
1909 (≈ 1909)
Creusement du puits par congélation.
1923
Mise en service
Mise en service
1923 (≈ 1923)
Fosse opérationnelle après la Première Guerre.
1955
Première modernisation
Première modernisation
1955 (≈ 1955)
Construction d’un lavoir et électrification.
26 octobre 1990
Fermeture définitive
Fermeture définitive
26 octobre 1990 (≈ 1990)
Fin de l’extraction dans le Nord.
25 novembre 2009
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
25 novembre 2009 (≈ 2009)
Protection du chevalement.
30 juin 2012
Inscription UNESCO
Inscription UNESCO
30 juin 2012 (≈ 2012)
Patrimoine mondial avec 108 autres sites.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le chevalement de la fosse n° 9 en totalité (cad. C 2260) : inscription par arrêté du 25 novembre 2009
Personnages clés
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Origine et histoire
La fosse n° 9 de la Compagnie des mines de l'Escarpelle, située à Roost-Warendin, fut creusée en 1909 pour servir d’aérage aux fosses n° 1 et 3. La Première Guerre mondiale interrompit les travaux avant leur achèvement. Après la guerre, la fosse fut reconstruite et modernisée pour l’extraction, avec des cités minières construites à proximité. Elle devint un site clé après la nationalisation des houillères en 1946.
En 1955, la fosse subit une première modernisation avec la construction d’un lavoir, arrêté en 1968, et le remplacement de son chevalement en 1956. Une seconde modernisation eut lieu en 1975 : le puits fut approfondi à 463 mètres, et une poulie Koepe, récupérée de la fosse n° 13 de Béthune, remplaça la machine d’extraction. Le chevalement du puits n° 13 fut installé par-dessus celui du n° 9, symbolisant cette transition technique.
La fosse n° 9 cessa son activité le 26 octobre 1990, marquant la fin de l’extraction charbonnière dans le Nord, après avoir produit 18,13 millions de tonnes. Le puits fut remblayé en 1991, et la plupart des installations détruites, à l’exception du chevalement (classé Monument Historique en 2009) et du bâtiment des bureaux. Les terrils n° 136, 136A et 138, partiellement exploités, devinrent des espaces naturels accessibles au public.
Le carreau de fosse, reconverti en zone industrielle au XXIe siècle, abrite toujours le chevalement emblématique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2012 avec la cité moderne de la Belleforière. Depuis 2018, le chevalement sert à l’entraînement de cordistes. Les cités minières, rénovées, témoignent aujourd’hui de ce passé industriel, tandis que la chapelle Sainte-Rita, construite après la nationalisation, rappelle la vie communautaire des mineurs.
Les innovations techniques, comme la mécanisation de l’abattage en 1974, illustrent l’évolution des méthodes d’extraction. En 1977, le puits atteignit 570 mètres de profondeur, et les records de production (632 tonnes/jour en 1975) soulignent son rôle majeur dans le bassin minier. La fermeture en 1990, suivie de celle des fosses n° 9-9 bis de Dourges et n° 10 d’Oignies, marqua la fin définitive de l’ère charbonnière régionale.