Construction initiale Âge du bronze final (≈ 1010 av. J.-C.)
Premier aménagement du rempart en terre.
Haut Moyen Âge
Derniers réaménagements
Derniers réaménagements Haut Moyen Âge (≈ 738)
Adaptations avant l'église et le manoir.
2 octobre 1996
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 2 octobre 1996 (≈ 1996)
Protection légale des vestiges.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les vestiges (cad. Yainville AD 223, 224, 321 ; AC 90 à 93, 251, 252, 458 à 464, 566, 567, 563 ; Jumièges F 4, 214, 219 à 222) : inscription par arrêté du 2 octobre 1996
Origine et histoire
Le fossé Saint-Philibert est un monument historique situé à Yainville, s'étendant également sur la commune de Jumièges. Ce rempart de terre, long d'environ 2,5 km, barre la presqu'île de Jumièges, formant un retranchement de type méandre barré. Sa construction remonte à l'Âge du bronze final, avec des réaménagements significatifs au second Âge du fer, puis au Haut Moyen Âge. Les vestiges, encore visibles sur plusieurs centaines de mètres, témoignent de son importance stratégique à travers les époques.
Le site est caractérisé par un fossé et une levée de terre, antérieurs à la construction d'une église et d'un manoir du Haut Moyen Âge. Ces éléments suggèrent une occupation continue et une adaptation des défenses au fil des siècles. Le fossé Saint-Philibert illustre ainsi l'évolution des techniques de fortification, depuis la Protohistoire jusqu'à la période médiévale, dans un contexte géographique marqué par la boucle de la Seine.
Classé comme Monument Historique, le site a fait l'objet d'une inscription par arrêté le 2 octobre 1996. Les vestiges protégés couvrent des parcelles sur les communes de Yainville et Jumièges, avec une propriété partagée entre des acteurs privés, la commune, et un établissement public de l'État. La localisation du monument, bien que documentée, présente une précision jugée a priori satisfaisante (note de 6/10), reflétant les défis de cartographie pour ce type de site archéologique.
L'absence de sources détaillant les usages précis du rempart ou ses éventuels liens avec des événements historiques spécifiques limite la compréhension de son rôle exact. Cependant, sa structure et son emplacement suggèrent une fonction défensive ou de contrôle territorial, typique des retranchements de méandre barré. Ces aménagements étaient souvent associés à des communautés sédentaires cherchant à sécuriser des zones stratégiques, comme les presqu'îles fluviales.
Aucune information n'est disponible concernant l'accès du public, la visite du site, ou d'éventuels services associés (location, hébergement). Les données actuelles se concentrent sur sa description physique, son historique architectural, et son statut juridique de protection. Les recherches futures pourraient éclairer davantage son intégration dans le paysage historique normand, notamment ses relations avec les sites voisins comme l'abbaye de Jumièges.