Frise chronologique
1826
Mention cadastre napoléonien
Mention cadastre napoléonien
1826 (≈ 1826)
Premier four à chaux répertorié sur le site.
1854
Construction de l'usine
Construction de l'usine
1854 (≈ 1854)
Début de la production de chaux hydraulique.
1854-1858
Utilisation pour le chemin de fer
Utilisation pour le chemin de fer
1854-1858 (≈ 1856)
Chaux utilisée pour viaducs et tunnels.
1905-1920
Exploitation par la Compagnie Générale du Gaz
Exploitation par la Compagnie Générale du Gaz
1905-1920 (≈ 1913)
Production liée à l’acétylène pour éclairage.
1927
Vente à un particulier
Vente à un particulier
1927 (≈ 1927)
Fin de l’exploitation comme four à chaux.
17 mars 2010
Inscription aux Monuments Historiques
Inscription aux Monuments Historiques
17 mars 2010 (≈ 2010)
Reconnaissance du patrimoine industriel.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
L'ancienne usine de chaux (cad. AP 24, 25) : inscription par arrêté du 17 mars 2010
Personnages clés
| M. Genevière - Ingénieur |
Initiateur de la production de chaux en 1854. |
| Compagnie Générale pour le Chauffage et l’Éclairage par le Gaz - Exploitant industriel (1905-1920) |
Ancêtre de Gdf-Suez, utilisait la chaux. |
Origine et histoire
Le four à chaux de La Tour-sur-Orb, situé dans le département de l'Hérault, a été construit en 1854 sur un site où existaient déjà des fours à chaux, comme en témoigne le cadastre napoléonien de 1826. Son origine exacte reste inconnue, mais il a joué un rôle clé dans la production de chaux hydraulique pour les ouvrages d'art de la ligne de chemin de fer Graissessac-Béziers entre 1854 et 1858, notamment pour le viaduc de Bédarieux et celui de La Tour-sur-Orb.
L’usine a été exploitée jusqu’en 1927 par divers propriétaires, dont la Compagnie Générale pour le Chauffage et l’Éclairage par le Gaz (ancêtre de Gdf-Suez) entre 1905 et 1920. Pendant cette période, la chaux produite aurait servi à la fabrication d’acétylène pour l’éclairage urbain, comme dans le four à chaux de Fasse-Bonne à Bédarieux. En 1927, l’usine a été vendue à un particulier avec une clause interdisant son utilisation comme four à chaux pendant cinquante ans.
L’architecture du site, composée de quatre fours, une bluterie, une carrière reliée par un tunnel et une écurie, illustre l’évolution des techniques de production de chaux. Son état de conservation exceptionnel et sa représentativité de la deuxième moitié du XIXe siècle ont motivé son inscription aux Monuments Historiques le 17 mars 2010. Le site comprend aussi des vestiges de fours plus anciens, mentionnés dès 1826.
La chaux de La Tour (ou chaux de Latour), produite à partir des roches calcaires locales, a été développée sous l’impulsion de M. Genevière, ingénieur, lors de la construction de l’aqueduc ferroviaire en 1854. Son utilisation s’est étendue aux tunnels, contreforts et autres infrastructures de la région, marquant son importance dans l’industrialisation locale.