Construction du four 2e moitié du XIXe siècle (≈ 1865)
Période de construction initiale du four.
vers 1880
Essor industriel
Essor industriel vers 1880 (≈ 1880)
Développement sous Jean Marie Cazaux Moutou.
1960
Fermeture de l’usine
Fermeture de l’usine 1960 (≈ 1960)
Arrêt définitif de la production.
5 octobre 1990
Protection du monument
Protection du monument 5 octobre 1990 (≈ 1990)
Inscription partielle aux Monuments Historiques.
début XXe siècle
Apogée de l’usine
Apogée de l’usine début XXe siècle (≈ 2004)
Période d’activité maximale sous Cazaux.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Ancien four à chaux ; façades et toitures des anciens bâtiments annexes situés en bordure du chemin mitoyen (maison du gardien, atelier, hangar à charrette, salle du four), ainsi que les murs subsistants de l'écurie à mulets ; façades et toitures de l'ancienne maison de maître (cad. CT 5, 17) : inscription par arrêté du 5 octobre 1990
Personnages clés
Jean Marie Cazaux Moutou - Industriel et maire de Lourdes
Développa l’usine et ajoutait les gargouilles.
Victor Lacrampe - Maître d’œuvre
Associé à la construction du site.
Origine et histoire du Four à chaux
Le four à chaux de Lourdes, édifié en pierre de moellons équarris, présente une forme légèrement tronconique. Il est renforcé par un contrefort en partie basse et une armature en béton en partie haute, tandis que sa plateforme est surmontée d’un lanterneau en tôle ondulée. Ce monument industriel témoigne des techniques de construction de son époque, associant robustesse et fonctionnalité.
Vers 1880, l’usine connaît un essor sous l’impulsion de Jean Marie Cazaux Moutou, ancien élève major de l’École des Arts et Métiers d’Angers et formé aux établissements Schneider du Creusot. Maire de Lourdes à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, il ajoute deux têtes de mouton sculptées en pierre sur la plateforme du four, en référence à son patronyme. Ces éléments décoratifs rappellent aussi le lien entre l’industrie et l’identité locale.
L’usine de chaux, active jusqu’aux années 1960, formait un ensemble homogène incluant le four, des ateliers, des écuries, une maison de gardien et une maison de maître. Ces bâtiments, situés au pied de la carrière d’extraction, illustrent l’organisation spatiale et fonctionnelle d’une usine de chaux de l’époque. L’ensemble est partiellement protégé depuis 1990, soulignant son importance patrimoniale.
Le maître d’œuvre identifié pour ce site est Victor Lacrampe, bien que son rôle exact dans la conception ou la construction ne soit pas détaillé dans les sources disponibles. Le four à chaux, aujourd’hui fermé, reste un témoignage architectural et historique des activités industrielles passées de Lourdes et de sa région.