Frise chronologique
1946
Expérience initiale à Meudon
Expérience initiale à Meudon
1946 (≈ 1946)
Première démonstration avec un miroir de DCA.
1949
Construction du four solaire
Construction du four solaire
1949 (≈ 1949)
Installation à Mont-Louis dans la citadelle.
1968
Transfert des laboratoires à Odeillo
Transfert des laboratoires à Odeillo
1968 (≈ 1968)
Départ du CNRS vers un nouveau site.
2008
Classement monument historique
Classement monument historique
2008 (≈ 2008)
Inscription du four et de ses composants.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Le four solaire, à savoir l'héliostat, le concentrateur et le four lui même, situé sur les remparts de la cité (cad. AC 41) : inscription par arrêté du 14 mai 2008
Personnages clés
| Félix Trombe - Chimiste et inventeur |
Concepteur du four solaire de Mont-Louis. |
| Général Bergeron - Partenaire militaire |
Facilita l'installation dans la citadelle. |
| Marc Foex - Collaborateur scientifique |
Membre de l'équipe de Trombe à Meudon. |
| Charlotte Henry La Blanchetais - Collaboratrice scientifique |
Participe au programme expérimental initial. |
Origine et histoire
Le four solaire de Mont-Louis, construit juste après la Seconde Guerre mondiale, est la première installation de ce type au monde. Il fut conçu comme un prototype pour démontrer la possibilité d'atteindre des températures extrêmes (entre 2 000 °C et 3 500 °C) grâce à la concentration des rayons solaires. Ce four de 50 kW a servi de modèle pour des projets similaires, notamment le four solaire d'Odeillo, construit quinze ans plus tard à proximité. Son objectif initial était de fondre des minerais pour obtenir des matériaux très purs, dans un cadre scientifique rigoureux.
L’histoire du four solaire commence en 1946 à l’observatoire de Meudon, où le chimiste Félix Trombe et son équipe réalisent une expérience pionnière à l’aide d’un miroir de DCA. Cette démonstration prouve qu’il est possible de générer des températures élevées dans un environnement pur, ouvrant la voie à des applications industrielles et scientifiques. En 1949, le premier four solaire opérationnel est installé à Mont-Louis, au sein de la citadelle militaire, grâce à l’initiative de Trombe et à son partenariat avec le général Bergeron. Ce site devient un laboratoire clé pour le CNRS, avant son transfert à Odeillo en 1968.
Le four solaire de Mont-Louis a joué un rôle majeur dans la promotion de l’énergie solaire à travers le monde. Il est engagé dans des programmes de coopération internationale, notamment avec des pays du Sud comme le Maroc, où des technologies solaires sont adaptées pour des usages locaux (cuisson, métallurgie, poterie). Classé monument historique en 2008 et labellisé « Patrimoine du XXe siècle », il reste un symbole de l’innovation scientifique et un lieu de sensibilisation aux énergies renouvelables.
Aujourd’hui, le site accueille des visiteurs pour des démonstrations pratiques : fusion de métaux, cuisson de céramiques, ou encore inflammation de matériaux sous l’effet de la chaleur solaire concentrée. Les visites incluent aussi des présentations sur les applications modernes de l’énergie solaire, comme les capteurs thermiques ou les cuiseurs solaires. Le four solaire de Mont-Louis continue ainsi de combiner patrimoine historique, éducation et recherche appliquée.