Frise chronologique
1865-1867
Construction des 3 premiers fours
Construction des 3 premiers fours
1865-1867 (≈ 1866)
Réalisés par C. Coudé pour la production.
1876-1878
Ajout de 4 fours agricoles
Ajout de 4 fours agricoles
1876-1878 (≈ 1877)
Construits par la société E. Doret.
1891
Apogée de la production
Apogée de la production
1891 (≈ 1891)
150 employés, leader breton de chaux.
1927
Arrêt des fours de Lormandière
Arrêt des fours de Lormandière
1927 (≈ 1927)
Fin de l’activité industrielle partielle.
1938
Fermeture définitive
Fermeture définitive
1938 (≈ 1938)
Arrêt des fours de la Chaussairie.
21 mai 1987
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
21 mai 1987 (≈ 1987)
Protection officielle du site.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fours à chaux (cad. AN 105) : inscription par arrêté du 21 mai 1987
Personnages clés
| C. Coudé - Constructeur |
A édifié les 3 premiers fours (1865-1867). |
| E. Doret - Industriel |
Société ayant construit 4 fours (1876-1878). |
Origine et histoire
Les fours à chaux de Chartres-de-Bretagne, situés en Ille-et-Vilaine, constituent un ensemble industriel majeur du XIXe siècle. Construits en deux phases, les trois premiers fours furent édifiés entre 1865 et 1867 par C. Coudé, tandis que les quatre autres, dédiés à la chaux agricole, furent ajoutés entre 1876 et 1878 par la société E. Doret. Ces structures massives, entourées de dépendances et d’une cheminée en brique restaurée en 1997, étaient reliées à une carrière de calcaire aujourd’hui inondée par un système de wagonnets tractés par treuil électrique.
En 1891, la Société Anonyme Industrielle et Commerciale des fours à chaux de Lormandière et de la Chaussairie Réunis était l’un des principaux producteurs de chaux en Bretagne, employant jusqu’à 150 personnes. L’activité cessa progressivement, avec l’arrêt des fours de Lormandière en 1927 et ceux de la Chaussairie en 1938. Depuis 1987, les fours sont inscrits aux monuments historiques, et le site de la Lormandière, acquis par le département en 1988, est protégé pour sa flore calcicole.
Les sept fours, aujourd’hui éventrés, illustrent l’architecture industrielle de l’époque. Leur localisation, entre la rue du Callouët et la rue des Fours-à-Chaux, ainsi que leur proximité avec l’usine de la Lormandière (inventoriée mais non classée), soulignent leur rôle central dans l’économie locale. Le site, propriété départementale, reste un témoignage tangible de l’histoire industrielle bretonne et de son héritage environnemental.