Construction initiale 1855 (≈ 1855)
Construction des fours à chaux selon le procédé de l'ingénieur Alfred Mosselman.
1865
Changement de contrôle
Changement de contrôle 1865 (≈ 1865)
Les fours passent sous le contrôle de la Compagnie chaufournière de l'Ouest.
1882
Ajout de fours
Ajout de fours 1882 (≈ 1882)
La Compagnie chaufournière de l'Ouest ajoute quatre fours supplémentaires.
1895
Reconstruction de fours
Reconstruction de fours 1895 (≈ 1895)
Louis Le Goubin acquiert le site et reconstruit trois fours.
7 juillet 1992
Inscription historique
Inscription historique 7 juillet 1992 (≈ 1992)
Les fours et leurs installations sont inscrits au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Groupe Sud-Ouest en bordure de la Vire ; rampe de chargement ; roue à aubes ; trémie ; vestiges des wagonnets (cad. A 60, 64) : inscription par arrêté du 6 juillet 1992
Personnages clés
Alfred Mosselman
Ingénieur à l'origine du procédé de construction des fours.
Louis Legoubin
Fabricant de chaux ayant acquis et modernisé le site vers 1895.
Louis Le Goubin
Fabricant de chaux ayant acquis et remanié le site en 1895.
Origine et histoire des Fours à chaux
Ensemble industriel de six fours à chaux situé à La Meauffe, près de la Vire, les fours à chaux de la Roque-Genêts ont été construits vers 1855 d’après le procédé de l’ingénieur Alfred Mosselman. Ils passent sous le contrôle de la Compagnie chaufournière de l’Ouest en 1865, qui y ajoute quatre fours en 1882. Vers 1895, Louis Le Goubin, fabricant de chaux installé à Orval, acquiert le site et démolit puis reconstruit trois fours selon un modèle déjà employé à Saussey et Orval. Quatre des fours sont intégrés dans un massif de maçonnerie octogonal, accessibles par de larges galeries et pourvus, sur chaque pan, d’un orifice de décharge ; les deux autres sont englobés dans un massif de maçonnerie carré. À l’intérieur de ces derniers, un monticule de pierres en forme de pain de sucre servait à briser les pierres lors du chargement, tandis que de petits orifices de décharge semi-circulaires autour du four permettaient d’ajuster le tirage. Une rampe d’accès au sommet supporte des rails sur lesquels circulaient des wagonnets, mis en mouvement par une roue à aubes. La chaux était ensuite versée dans des gabares au moyen d’une trémie installée au milieu d’un bras dérivé de la Vire. L’ensemble des six fours, ainsi que la rampe de chargement, la roue à aubes, la trémie et les wagonnets du groupe sud-ouest le long de la Vire, font l’objet d’un arrêté d’inscription au titre des monuments historiques du 7 juillet 1992. Deux autres fours, situés de l’autre côté de la Vire sur la commune de Cavigny et appartenant au même complexe industriel, sont également protégés. Le site inclut les vestiges d’une ancienne carrière de calcaire et les installations liées à la production de chaux. Les fours et les anciennes carrières de Cavigny constituent par ailleurs le cinquième site d’hivernage du département pour les chauves‑souris : on y recense dix espèces de chiroptères, dont six d’intérêt communautaire et trois d’intérêt patrimonial, parmi lesquelles le grand rhinolophe, le petit rhinolophe, le grand murin, le murin de Bechstein, le murin à oreilles échancrées et la barbastelle.