Construction du premier four 1824 (≈ 1824)
Ferdinand Cadorais fait construire le premier four à chaux dans le pré de la Veurière.
1832
Mention sur le cadastre
Mention sur le cadastre 1832 (≈ 1832)
Les fours à chaux sont déjà mentionnés sur le cadastre de cette année.
1850
Extension des installations
Extension des installations 1850 (≈ 1850)
Charles de La Brosse-Flavigny fait édifier trois fours supplémentaires, une maison et des entrepôts.
1863
Installation d'une machine à vapeur
Installation d'une machine à vapeur 1863 (≈ 1863)
Une machine à vapeur est installée dans une carrière au sud des fours pour remonter la pierre.
1889
Changement de propriété
Changement de propriété 1889 (≈ 1889)
L'usine appartient à la Société des Fours à chaux de la Veurière.
1911
Faillite de la société
Faillite de la société 1911 (≈ 1911)
La Société des Fours à chaux de la Veurrière est déclarée en faillite.
1913
Arrêt de la production
Arrêt de la production 1913 (≈ 1913)
La production des fours à chaux cesse définitivement.
1980
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques 1980 (≈ 1980)
L'ensemble des fours à chaux est inscrit au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Fours à chaux de la Veurière et rampe d'accès (cad. B 411) : inscription par arrêté du 25 mars 1980
Personnages clés
Ferdinand Cadorais
Propriétaire ayant fait construire le premier four en 1824.
Charles de La Brosse-Flavigny
Propriétaire ayant fait édifier trois fours supplémentaires, une maison et des entrepôts en 1850 et 1866.
Origine et histoire des Fours à chaux
Les fours à chaux de la Veurière, situés à Angrie dans le Maine-et-Loire, forment un ensemble industriel composé de trois fours principaux déjà mentionnés sur le cadastre de 1832 et documentés en 1857. Chacun de ces fours atteint environ 15 mètres de hauteur; leur diamètre, en forme de tonneau, varie d'un à deux mètres, et ils s'inscrivent dans un massif bâti long d'environ 150 mètres. Le massif, élevé en granit et schiste rouge, est flanqué de contreforts; ses baies sont en plein cintre et un appentis lui est adossé. L'intérieur des fours est en étoile et le déchargement s'effectue selon un dispositif tridirectionnel. Le chargement s'opérait par une rampe d'accès supérieure; la calcination était continue et se poursuivait, pendant plusieurs jours, par une courte flamme alimentée au charbon et au coke. Le premier four fut construit en 1824 pour Ferdinand Cadorais, dans le pré de la Veurrière, et l'usine fut déplacée de quelques dizaines de mètres vers l'ouest au troisième quart du XIXe siècle. Charles de La Brosse-Flavigny fit édifier trois fours supplémentaires, une maison et des entrepôts en 1850 et 1866, et une machine à vapeur fut installée en 1863 dans une carrière au sud des fours pour remonter la pierre. Le charbon destiné à la cuisson provenait de Montrelais (44) et, à la fin du XIXe siècle, la production atteignait 18 500 hectolitres. En 1889 l'usine appartient à la Société des Fours à chaux de la Veurrière, qui possédait également les usines de la Fresnaie et du Four Saint-Pierre; la société est déclarée en faillite en 1911 et la production s'arrête en 1913. Les fours ont finalement cessé leur activité au milieu du XXe siècle. L'ensemble est inscrit au titre des monuments historiques en 1980.