Construction des fours 1872 et 1881 (≈ 1881)
Œuvre du potier Magloire Vie.
1900-1914
Fin de la production
Fin de la production 1900-1914 (≈ 1907)
Concurrencée par faïence et verre.
8 septembre 2000
Inscription Monument Historique
Inscription Monument Historique 8 septembre 2000 (≈ 2000)
Protection officielle des fours.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Les fours (cad. AB 136, 149) : inscription par arrêté du 8 septembre 2000, modifiée par arrêté du 18 février 2002
Personnages clés
Magloire Vie - Potier et constructeur
A bâti les fours en 1872 et 1881.
Jules Ziegler - Inventeur du procédé
Technique allemande de salage utilisée.
Origine et histoire
Les fours de la Crapaudière, situés à Lachapelle-aux-Pots dans les Hauts-de-France, datent de la seconde moitié du XIXe siècle. Construits en 1872 et 1881 par le potier Magloire Vie, ils illustrent l’évolution des techniques de cuisson dans la région. Ces fours, de type longitudinal avec un axe de cuisson oblique, s’inspirent des modèles médiévaux mais s’en distinguent par leur taille imposante (17 mètres) et par des orifices dans la voûte, permettant d’appliquer un procédé de salage des grès en fin de cuisson, inspiré de la méthode allemande de Jules Ziegler.
Ces installations marquent l’apogée de la production potière locale, avant son déclin vers 1900-1914, concurrencée par la faïence pour la vaisselle et le verre pour les contenants chimiques. Les fours de la Crapaudière sont les derniers témoins de ce savoir-faire en Beauvaisis, représentant un patrimoine artisanal et technique unique. Leur préservation, avec une inscription aux Monuments Historiques en 2000 (modifiée en 2002), souligne leur importance historique et architecturale.
Leur conception reflète une période de transition industrielle, où les méthodes traditionnelles cohabitent avec des innovations, comme l’intégration de techniques étrangères. Leur abandon au début du XXe siècle coïncide avec la modernisation des matériaux et des usages, marquant la fin d’une ère pour les potiers locaux. Aujourd’hui, ces fours offrent un témoignage matériel des pratiques artisanales et des échanges techniques en Europe au XIXe siècle.