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Nécropole française du Trottoir dans la Meuse

Meuse

Nécropole française du Trottoir

    D203A
    55160 aux Éparges
Nécropole française du Trottoir
Nécropole française du Trottoir
Crédit photo : Aimelaime - Sous licence Creative Commons

Frise chronologique

XIXe siècle
Époque contemporaine
1900
2000
1915
Création du cimetière de front
1915 (avril)
Début de la guerre des mines
1958
Reconstruction complète
2005-2007
Restauration de la stèle centrale
6 novembre 2018
Visite présidentielle
20 septembre 2023
Inscription à l'UNESCO
Aujourd'hui
Aujourd'hui

Patrimoine classé

La Nécropole française du Trottoir, tel que figuré sur le plan annexé à l'arrêté (cad. B 9) : inscription par arrêté du 28 décembre 2017.

Personnages clés

Robert Porchon - Lieutenant, officier français Tué en 1915, inspiré *Ceux de 14* de Genevoix.
Maurice Genevoix - Écrivain et académicien A honoré Porchon dans son œuvre mémorielle.
Maurice Desclers (Paul Bail) - Journaliste et écrivain Inhumé dans la nécropole, mort en 1915.
Frédéric Chevillon - Député-maire Tué en 1915, enterré aux Éparges.
Emmanuel Macron - Président de la République A rendu hommage en 2018 avec la famille Genevoix.

Origine et histoire

La nécropole française du Trottoir, située aux Éparges dans la Meuse, est un cimetière militaire créé en 1915 pendant la Première Guerre mondiale, au cœur des combats pour le contrôle de la crête des Éparges. D’abord un cimetière de front, il fut reconstitué après-guerre pour regrouper les corps exhumés des environs, dont ceux des bois de Marquanterre et du Bois Haut. Le site, niché dans le ravin d’Hadimel, devint une nécropole nationale, abritant aujourd’hui 2 108 tombes, dont 10 musulmanes, et un ossuaire contenant 852 dépouilles. La guerre y fut particulièrement violente, opposant Français et Allemands en surface puis, à partir d’avril 1915, par une guerre des mines souterraine.

Le monument central, une stèle de pierre d’Euville reconstruite entre 2005 et 2007, porte les noms des principaux lieux de combat : ravin de Fragaoule, bois de la pointe de Monville, ou tranchée de Calonne. Quatre ossuaires y sont disposés, symbolisant l’ampleur des pertes. La nécropole est aussi marquée par la mémoire littéraire de Maurice Genevoix, qui y honorait son « frère de guerre », le lieutenant Robert Porchon, tué en février 1915 et enterré sur place. Ce dernier, comme d’autres personnalités telles que le journaliste Maurice Desclers ou le député Frédéric Chevillon, incarne les sacrifices de cette bataille méconnue mais meurtrière.

En 1958, la nécropole fut entièrement refaite, et son entrée rénovée en 2013. Proche de Verdun, elle s’inscrit dans un paysage de mémoire, aux côtés du mémorial du Génie et du monument au 106e régiment d’infanterie, tous dédiés à la guerre des mines. Son inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO en septembre 2023, parmi 139 sites de la Grande Guerre, consacre son rôle historique. Le président Emmanuel Macron y a rendu hommage en 2018, soulignant son lien avec l’œuvre de Genevoix et la mémoire collective française.

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