Frise chronologique
1826-1827
Construction initiale
Construction initiale
1826-1827 (≈ 1827)
Galerie construite par J. Billaud pour concurrencer la galerie Vivienne.
29 juillet 1830
Berlioz et *La Marseillaise*
Berlioz et *La Marseillaise*
29 juillet 1830 (≈ 1830)
Hector Berlioz y dirige un chœur populaire avant de s’évanouir.
7 juillet 1974
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
7 juillet 1974 (≈ 1974)
Protection de la galerie et de son décor.
1975-1986
Fermeture et rénovation
Fermeture et rénovation
1975-1986 (≈ 1981)
Galerie fermée, puis reconstruite à l’identique en 1985.
1985
Reconstruction par Blanchet
Reconstruction par Blanchet
1985 (≈ 1985)
Restauration pour la Bibliothèque nationale de France.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Galerie elle-même avec son décor, y compris la partie remaniée dont la rotonde ; façades sur rue et sur cour des immeubles 6 rue des Petits-Champs et 2, 2bis, 4 rue Vivienne comportant les entrées de la galerie : inscription par arrêté du 7 juillet 1974
Personnages clés
| J. Billaud - Architecte |
Conçoit la galerie en 1826-1827. |
| Hector Berlioz - Compositeur |
Y dirige *La Marseillaise* en 1830. |
| Adrien Blanchet - Architecte |
Reconstruit la galerie en 1985. |
| Charles-François Nanteuil-Leboeuf - Sculpteur |
Auteur de la statue *Eurydice mourante*. |
| Giuseppe Mengoni - Architecte italien |
S’inspire de la rotonde pour Milan. |
Origine et histoire
La galerie Colbert est un passage couvert parisien construit en 1826-1827 dans le 2e arrondissement, entre la rue des Petits-Champs et la rue Vivienne. Conçue par l’architecte J. Billaud pour concurrencer la galerie Vivienne voisine, elle se distingue par une allée principale bordée d’arcades vitrées et une rotonde surmontée d’une coupole en verre. Son décor polychrome s’inspire des maisons pompéiennes, évoquant le faste antique, tandis qu’un tableau représentant Colbert favorisant le commerce orne le porche d’entrée. Malgré son ambition, la galerie connut un échec commercial, entraînant sa fermeture entre 1975 et 1986.
La galerie fut reconstruite à l’identique en 1985 par l’architecte Adrien Blanchet pour la Bibliothèque nationale de France, avant d’être dévolue à l’Institut national d’histoire de l’art (INHA). Elle abrite aujourd’hui des institutions prestigieuses comme l’Institut national du patrimoine, le centre André-Chastel, et plusieurs universités franciliennes. La rotonde, ornée d’une statue d’Eurydice mourante par Charles-François Nanteuil-Leboeuf, et la brasserie Le Grand Colbert (décor Art nouveau) en font un lieu emblématique, souvent utilisé pour le cinéma. Son modèle architectural a influencé des galeries européennes comme la Galleria Vittorio Emanuele II à Milan.
Un événement marquant eut lieu le 29 juillet 1830, lorsque Hector Berlioz y entonna La Marseillaise depuis une fenêtre, provoquant un chœur populaire et son évanouissement. La galerie, classée Monument Historique en 1974, propose désormais des expositions, séminaires et colloques liés à l’histoire de l’art, tout en restant ouverte au public pour admirer son architecture et son patrimoine culturel.
Son nom rend hommage à l’ancien hôtel Colbert (ex-hôtel Bautru) voisin, bien que le ministre Colbert lui-même n’ait aucun lien direct avec sa construction. La galerie symbolise l’âge d’or des passages couverts parisiens, tout en illustrant leur déclin au XXe siècle avant leur renaissance patrimoniale. Accessible via les stations de métro Palais-Royal et Bourse, elle relie la place des Victoires au jardin du Palais-Royal, dans un quartier historique dédié au commerce et à la culture.