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Frise chronologique
1847-1850
Construction initiale
Construction initiale
1847-1850 (≈ 1849)
Inauguration par Louis-Napoléon Bonaparte sous le nom d’embarcadère de Strasbourg.
1854
Renommage en gare de l'Est
Renommage en gare de l'Est
1854 (≈ 1854)
Agrandissement lié à la ligne de Mulhouse.
4 octobre 1883
Départ de l'Orient-Express
Départ de l'Orient-Express
4 octobre 1883 (≈ 1883)
Ligne mythique vers Constantinople.
1900
Transformation majeure
Transformation majeure
1900 (≈ 1900)
Passage à 16 voies à quai.
1926-1931
Dédoublement symétrique
Dédoublement symétrique
1926-1931 (≈ 1929)
Direction Jules Bernaut, physionomie actuelle.
1984
Classement Monument Historique
Classement Monument Historique
1984 (≈ 1984)
Façades, toitures et halls protégés.
2007
Modernisation pour le TGV Est
Modernisation pour le TGV Est
2007 (≈ 2007)
Rénovation récompensée par un Brunel Award.
10 juin 2007
Mise en service LGV Est
Mise en service LGV Est
10 juin 2007 (≈ 2007)
Lancement des TGV vers Strasbourg.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2027 (prévu)
Lancement du CDG Express
Lancement du CDG Express
2027 (prévu) (≈ 2027)
Navette vers l’aéroport Charles-de-Gaulle.
Patrimoine classé
Façades et toitures du bâtiment principal et deux salles arrivéedépart, grandes lignes banlieue : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| François-Alexandre Duquesney - Architecte |
Concepteur du bâtiment initial (1847-1850). |
| Pierre Cabanel de Sermet - Ingénieur |
Collaborateur de Duquesney, défenseur d’une gare séparée. |
| Louis-Napoléon Bonaparte - Inaugurateur (1850) |
Futur Napoléon III, présida l’ouverture. |
| Jules Bernaut - Architecte en chef (1926-1931) |
Dirigea le dédoublement symétrique de la gare. |
| Henri Lemaire - Sculpteur |
Auteur de la statue de Strasbourg (fronton ouest). |
| Albert Herter - Peintre |
Auteur du *Départ des poilus* (1926). |
Origine et histoire
La gare de Paris-Est, initialement nommée « embarcadère de Strasbourg », fut construite entre 1847 et 1850 par l'architecte François-Alexandre Duquesney et l'ingénieur Pierre Cabanel de Sermet. Inaugurée en 1850 par Louis-Napoléon Bonaparte, elle devint un symbole du développement ferroviaire français, avec une façade néo-classique ornée de statues allégoriques de Strasbourg et Verdun. Son emplacement, choisi pour contourner les reliefs est-parisiens, fut controversé, certains proposant la gare d'Austerlitz ou de Lyon comme terminus.
En 1854, après un premier agrandissement lié à la ligne de Mulhouse, elle prit le nom de « gare de l'Est ». La gare connut des transformations majeures en 1885 et 1900, passant de 4 à 16 voies, puis fut entièrement dédoublée entre 1926 et 1931 sous la direction de Jules Bernaut, adoptant une symétrie parfaite. Elle joua un rôle clé lors des deux guerres mondiales, servant de point de mobilisation et abritant un bunker souterrain construit en 1941 sous l'Occupation.
La gare est célèbre pour son hall orné du tableau Le Départ des poilus (1926) d'Albert Herter, commémorant les soldats de 1914, et pour son buffet Art déco proposant des spécialités alsaciennes. Classée Monument Historique en 1984 pour ses façades et halls, elle fut modernisée en 2007 pour l'arrivée du TGV Est, recevant un Brunel Award en 2008. Aujourd’hui, elle combine trafic grandes lignes (TGV, ICE, Nightjet) et banlieue (Transilien P), tout en restant un lieu culturel, apparaissant dans de nombreux films.
Son architecture mêle néo-classicisme et Art déco, avec une façade en pierre de taille, des statues allégoriques (Strasbourg par Henri Lemaire, Verdun par Henri Varenne), et une verrière Art déco couvrant la cour intérieure. La gare fut aussi le point de départ mythique de l’Orient-Express en 1883 et du Trans-Europ-Express en 1957. Son futur inclut le projet CDG Express (2027) et une possible liaison avec la gare du Nord.
La gare de l'Est incarne l’histoire ferroviaire française, entre innovations techniques (électrification en 1962), enjeux géopolitiques (liaisons avec l’Allemagne, la Russie) et mémoire collective, notamment à travers son rôle dans les conflits mondiaux et sa représentation au cinéma, de La Grande Vadrouille (1966) à Amélie Poulain (2001).