Mise en service 1859 (≈ 1859)
La gare de Montluçon est mise en service pour concurrencer le canal de Berry.
1880
Construction du dépôt
Construction du dépôt 1880 (≈ 1880)
La Compagnie Paris-Orléans fait édifier un dépôt composé de deux demi-rotondes.
1951
Modernisation du dépôt
Modernisation du dépôt 1951 (≈ 1951)
Création d'un centre pour autorail et agrandissement des ponts tournants.
1975
Démolition partielle
Démolition partielle 1975 (≈ 1975)
La demi-rotonde sud est démolie et la demi-rotonde nord amputée de plusieurs travées.
2010
Fin d'activité
Fin d'activité 2010 (≈ 2010)
L'activité du dépôt prend fin en décembre.
2011
Inscription historique
Inscription historique 2011 (≈ 2011)
La gare est inscrite au titre des monuments historiques.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La rotonde ferroviaire de la gare, avec son pont tournant, sa voie d'accès et la signalétique correspondante (cad. AS 318) : inscription par arrêté du 3 février 2011
Origine et histoire de la gare
La gare de Montluçon, située dans l'Allier en région Auvergne, a été mise en service en 1859 pour concurrencer le canal de Berry dans le transport de la houille. En 1880, la Compagnie Paris-Orléans fit édifier un dépôt composé de deux demi-rotondes, doté d'estacades à charbon, d'ateliers et de portiques pour vider les wagons ; il comportait à l'origine des ponts tournants de 12 et 20 mètres. Dans la seconde moitié du XXe siècle, le dépôt fut modernisé : en 1951 fut créé un centre pour autorail, les ponts tournants furent agrandis et un troisième installé, et un pont secteur articulé sur un pont tournant fut mis en œuvre, configuration qualifiée d'innovante et rare en France. Ce pont secteur, dont l'axe se situe à l'extrémité des rayons, se distingue du modèle circulaire traditionnel qui pivote sur un axe central. Ces transformations répondaient à l'augmentation de la taille et du nombre des locomotives. En 1975, la demi-rotonde sud fut démolie et la demi-rotonde nord amputée de plusieurs travées ; deux des trois ponts tournants, dont le pont secteur, furent supprimés. La rotonde subsistante se présente aujourd'hui comme un édifice annulaire à douze travées concentriques, dont les entrées forment un alignement d'arcades ; chaque travée abrite le garage d'une machine, desservi par une voie et pourvu d'une fosse d'entretien. La charpente, ouverte et articulée en fermes successives, est portée aux extrémités par des murs pignons maçonnés et renforcée par une armature de tirants métalliques ; l'ensemble est éclairé naturellement par un lanterneau continu. L'emprise du dépôt est reliée à un pont tournant circulaire électrique de 24 mètres, qui permet le retournement des machines et leur remisage sur des voies rayonnantes desservant les travées encore actives. L'activité du dépôt a pris fin en décembre 2010 ; l'ensemble fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 2 mars 2011.