Frise chronologique
1840
Inauguration de l'embarcadère
Inauguration de l'embarcadère
1840 (≈ 1840)
Ouverture ligne Paris-Juvisy par Callet.
1843
Prolongement vers Orléans
Prolongement vers Orléans
1843 (≈ 1843)
Ligne Paris-Orléans achevée.
1862-1867
Reconstruction de la gare
Reconstruction de la gare
1862-1867 (≈ 1865)
Halle métallique par Renaud et Sévène.
1906
Percement par le métro ligne 5
Percement par le métro ligne 5
1906 (≈ 1906)
Station surélevée dans la halle.
1926
Fin des trains à vapeur
Fin des trains à vapeur
1926 (≈ 1926)
Première gare parisienne électrifiée.
1969
Ouverture gare souterraine RER
Ouverture gare souterraine RER
1969 (≈ 1969)
Première gare souterraine d’Île-de-France.
1990
Mise en service LGV Atlantique
Mise en service LGV Atlantique
1990 (≈ 1990)
Baisse du trafic grandes lignes.
1997
Classement monument historique
Classement monument historique
1997 (≈ 1997)
Protection halle et façades.
2011-2025
Rénovation majeure
Rénovation majeure
2011-2025 (≈ 2018)
Marquise et 20 000 m² de commerces.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Félix-Emmanuel Callet - Architecte |
Conçoit l’embarcadère de 1840. |
| Pierre-Louis Renaud - Architecte en chef |
Reconstruit la gare (1862-1867). |
| Charles Sévène - Ingénieur |
Collabore à la halle métallique. |
| Elias Robert - Sculpteur |
Réalise *l’Agriculture* et *l’Industrie*. |
| Victor Laloux - Architecte |
Conçoit la gare d’Orsay (1900). |
Origine et histoire
La gare de Paris-Austerlitz, initialement nommée gare d'Orléans, est construite en 1840 par l'architecte Félix-Emmanuel Callet pour la compagnie Paris-Orléans. Elle marque l'ouverture de la ligne Paris-Juvisy, prolongée vers Orléans en 1843. Son premier embarcadère, situé près du quai d'Austerlitz, remplace une prison de la Garde nationale et s’inscrit dans l’essor ferroviaire du XIXe siècle.
En 1862, la gare est entièrement reconstruite par l’architecte Pierre-Louis Renaud et l’ingénieur Charles Sévène, avec une halle métallique de 280 mètres de long, alors la deuxième plus grande de France. Ce projet entraîne la disparition des rues adjacentes et la création d’une façade Belle Époque. La halle, conçue par Schneider et Cie, sert même d’atelier de ballons pendant le siège de Paris en 1870.
Au XXe siècle, la gare subit des transformations majeures : percement par la ligne 5 du métro en 1906, inondations en 1910, et électrification complète en 1926. En 1939, elle redevient la tête des lignes grandes lignes après la saturation de la gare d’Orsay. Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est un lieu de déportation lors des rafles de 1941 et 1942.
Dans les années 1960, une gare souterraine est construite pour le RER C, modernisant son infrastructure. La mise en service de la LGV Atlantique en 1990 réduit son trafic grandes lignes, mais elle reste cruciale pour les Intercités de nuit et les TER vers le Centre-Val de Loire. Depuis 1997, sa halle et ses façades sont classées monuments historiques.
Depuis 2011, la gare fait l’objet d’une rénovation ambitieuse (prévue jusqu’en 2025), incluant une marquise monumentale et 20 000 m2 de commerces. Des projets futurs envisagent d’y transférer des TGV via la LGV POCL ou une interconnexion Sud. Sa capacité d’agrandissement en fait une réserve stratégique pour le réseau ferroviaire parisien.
Culturellement, la gare apparaît dans plusieurs films, comme Un long dimanche de fiançailles (2004) ou Hors normes (2019). Proche du Jardin des Plantes et de la BnF, elle s’intègre dans le quartier Paris Rive Gauche, en pleine mutation urbaine.