Frise chronologique
1849
Création de la gare de marchandises
Création de la gare de marchandises
1849 (≈ 1849)
Ouverture liée à la ligne Paris-Lyon-Marseille.
1977
Inauguration de la gare actuelle
Inauguration de la gare actuelle
1977 (≈ 1977)
Spécialisée dans les auto-trains.
2001
Transfert des auto-trains Sud-Ouest
Transfert des auto-trains Sud-Ouest
2001 (≈ 2001)
Fermeture du terminal de Tolbiac.
11 décembre 2011
Fin des liaisons internationales
Fin des liaisons internationales
11 décembre 2011 (≈ 2011)
Arrêt des trains vers Venise.
13 septembre 2016
Changement de nom officiel
Changement de nom officiel
13 septembre 2016 (≈ 2016)
Devenue *Paris-Bercy-Bourgogne-Pays d'Auvergne*.
14 décembre 2019
Fin des auto-couchettes
Fin des auto-couchettes
14 décembre 2019 (≈ 2019)
Suppression des wagons combinés véhicules/voyageurs.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Guillaume Pepy - Président de la SNCF (2008-2019) |
A approuvé le renommage en 2016. |
| Laurent Wauquiez - Président région Auvergne-Rhône-Alpes (2016) |
A demandé le renommage de la gare. |
| François Sauvadet - Député de Côte-d'Or (2016) |
A plaidé pour le nom *gare de Bourgogne*. |
| René Souchon - Président régional d'Auvergne (2011) |
A critiqué le transfert des trains Clermont-Ferrand. |
Origine et histoire
La gare de Paris-Bercy, aujourd’hui nommée Paris-Bercy-Bourgogne-Pays d'Auvergne, est une gare ferroviaire française située dans le quartier de Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris. Initialement conçue comme un terminal auto-train en 1977, elle dépend administrativement de la gare de Lyon et dessert des lignes vers le sud-est (Marseille, Toulon, Nice) et la Bourgogne. Son rôle principal est de désengorger la gare de Lyon en accueillant des services Intercités et TER, sans être desservie par le RER ou le Transilien.
À l’origine, le site abritait une gare de marchandises dès 1849, liée aux entrepôts de Bercy, historiques pour le transport du vin (20 000 wagons-foudres en 1910) et du bois en provenance de Bourgogne. Ces entrepôts, déclinant à partir des années 1960, ont été reconvertis dans les années 1970 en gare auto-train, avec des installations dédiées aux véhicules des voyageurs. En 2001, elle récupère les auto-trains du Sud-Ouest après la fermeture du terminal de Tolbiac.
La gare a connu plusieurs évolutions majeures : en 2002, elle accueille des trains de nuit vers l’Italie et des TER vers le Morvan ; en 2008, la saturation de la gare de Lyon y transfère la majorité des TER Bourgogne et les Intercités pour Nevers. En 2011, des travaux modernisent ses infrastructures (hall chauffé, signalétique, commerces). Le 11 décembre 2011, elle perd son statut international avec la fin des liaisons vers Venise, mais gagne des dessertes TER vers Lyon.
En 2016, la gare est rebaptisée Paris-Bercy-Bourgogne-Pays d'Auvergne après des demandes des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Bourgogne, soulignant les liens historiques du quartier avec ces territoires (rues nommées d’après des villes bourguignonnes, ancien stockage de vins). Ce changement suscite des critiques, notamment de la FNAUT, pointant des problèmes de confort et de services persistants.
Depuis 2019, la gare ne propose plus de trains auto-couchettes, se concentrant sur les TER et Intercités. Elle reste accessible via le passe Navigo uniquement pour les trajets franciliens vers Montereau. Ses équipements incluent des guichets, des distributeurs de billets, un salon d’attente, et des commerces. Sa fréquentation annuelle est estimée entre 2015 et 2024, reflétant son rôle croissant dans le réseau ferroviaire parisien.
Les entrepôts de Bercy, autrefois cœur logistique du vin et du bois, ont disparu en 1993. Leur héritage persiste dans l’urbanisme local (noms de rues) et dans la vocation actuelle de la gare, liée aux régions viticoles. Les locotracteurs Latil, puis les chevaux, assuraient jadis les manœuvres dans ce site aujourd’hui transformé en pôle voyageur.