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Gare de Paris-Est

Patrimoine classé Gare classée MH

Gare de Paris-Est

    Place du 11-Novembre-1918
    75010 Paris

Frise chronologique

Révolution/Empire
XIXe siècle
Époque contemporaine
1800
1900
2000
1847-1849
Construction initiale
1850
Inauguration
4 octobre 1883
Départ de l'Orient-Express
1918
Bombardement allemand
1926-1931
Agrandissement symétrique
1984
Classement monument historique
2007
Rénovation pour le TGV Est
10 juin 2007
Mise en service LGV Est
Aujourd'hui
Aujourd'hui
2027 (prévu)
Lancement du CDG Express

Personnages clés

François-Alexandre Duquesney - Architecte Concepteur de la gare originale (1847-1849).
Pierre Cabanel de Sermet - Ingénieur Co-auteur du projet initial et défenseur d’une gare séparée.
Louis-Napoléon Bonaparte - Président (futur Napoléon III) Inaugura la gare en 1850.
Henri Lemaire - Sculpteur Auteur de la statue allégorique de Strasbourg (fronton ouest).
Henri Varenne - Sculpteur Créa la statue de Verdun (fronton est) et les allégories Marne/Meuse.
Jules Bernaut - Architecte en chef Dirigea l’agrandissement symétrique (1926-1931).
Albert Herter - Peintre américain Auteur du *Départ des poilus* (1926), fresque monumentale.

Origine et histoire

La gare de Paris-Est, initialement nommée « embarcadère de Strasbourg », fut construite entre 1847 et 1849 par l'architecte François-Alexandre Duquesney et l'ingénieur Pierre Cabanel de Sermet. Inaugurée en 1850 par Louis-Napoléon Bonaparte, elle devint un symbole du développement ferroviaire français. Son emplacement, choisi pour contourner les reliefs est-parisiens, fut controversé, certains proposant la gare d'Austerlitz ou de Lyon comme terminus alternatif.

En 1854, après un agrandissement lié à la ligne de Mulhouse, elle prit le nom de « gare de l'Est ». La gare connut des transformations majeures en 1885 et 1900, passant de 4 à 16 voies. Le 4 octobre 1883, elle devint le point de départ mythique de l'Orient-Express vers Constantinople. Pendant la Première Guerre mondiale, elle fut touchée par un obus allemand en 1918 et joua un rôle clé dans les mobilisations militaires.

Entre 1926 et 1931, un réaménagement symétrique sous la direction de Jules Bernaut lui donna sa physionomie actuelle, avec 30 voies et une façade néo-classique agrémentée de sculptures allégoriques (Strasbourg par Henri Lemaire, Verdun par Henri Varenne). La gare fut classée monument historique en 1984 pour ses façades, toitures et halls. En 2007, sa rénovation pour l'arrivée du TGV Est (60M€) modernisa ses infrastructures et lui valut un Brunel Award.

Culturellement marquante, la gare abrite depuis 1926 Le Départ des poilus (1914), une fresque d'Albert Herter restaurée en 2008. Elle fut aussi le décor de films emblématiques comme La Grande Vadrouille (1966) ou Amélie Poulain (2001). Aujourd’hui, elle combine trafic grandes lignes (TGV, ICE, Nightjet), banlieue (Transilien P) et projets futurs comme le CDG Express (prévu pour 2027).

Architecturalement, le bâtiment allie néo-classicisme (façade en pierre de taille, rosaces, statues) et Art déco (halle transversale, verrière). Ses deux ailes symétriques, reliées par un corps central, encadrent une cour intérieure vitrée. Les façades latérales, bien que non parfaitement symétriques, intègrent des pavillons et des accès souterrains pour véhicules, témoins de son évolution urbaine.

Économiquement, la gare est un pôle multimodal majeur, connecté au métro (lignes 4, 5, 7), au RER E (via Magenta) et à la gare du Nord. Son buffet alsacien, installé dans l’ancienne consigne Art déco, et son Salon Grand Voyageur reflètent son statut de porte d’entrée vers l’Europe. Les projets futurs incluent une liaison avec la gare du Nord et l’intégration du CDG Express, renforçant son rôle stratégique.

Devenir actuel

Avec plus de trente millions de voyageurs par an environ, c'est la cinquième gare de Paris. Son activité a augmenté depuis la mise en service du TGV Est, avec un surplus de 22 % de voyageurs grandes lignes.

Liens externes