Frise chronologique
1837
Ouverture de l'embarcadère provisoire
Ouverture de l'embarcadère provisoire
1837 (≈ 1837)
Première gare en Île-de-France sur la place de l’Europe.
1842-1853
Construction de la gare rue Saint-Lazare
Construction de la gare rue Saint-Lazare
1842-1853 (≈ 1848)
Architectes Alfred Armand et Eugène Flachat.
1867
Extension majeure et record de fréquentation
Extension majeure et record de fréquentation
1867 (≈ 1867)
25 millions de voyageurs annuels.
1885-1889
Reconstruction par Juste Lisch
Reconstruction par Juste Lisch
1885-1889 (≈ 1887)
Physionomie actuelle avec façade monumentale.
1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1984 (≈ 1984)
Protection des façades, toitures et salles.
2003-2012
Projet *Demain Saint-Lazare*
Projet *Demain Saint-Lazare*
2003-2012 (≈ 2008)
Modernisation et création d’un centre commercial.
2021
Projet du musée *Art ludique*
Projet du musée *Art ludique*
2021 (≈ 2021)
Premier musée dédié aux industries créatives.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Personnages clés
| Alfred Armand - Architecte |
Conçoit la gare rue Saint-Lazare (1842-1853). |
| Eugène Flachat - Ingénieur |
Collabore à la construction de 1842-1853. |
| Juste Lisch - Architecte |
Dirige la reconstruction de 1885-1889. |
| Claude Monet - Peintre |
Réalise une série de toiles sur la gare en 1877. |
| Émile Pereire - Directeur de compagnie ferroviaire |
Propose initialement un terminus place de la Madeleine. |
| Charles Sarteur - Artiste et cheminot |
Auteur des verrières Art nouveau de la gare. |
Origine et histoire
La gare de Paris-Saint-Lazare, située dans le 8e arrondissement de Paris, est la première gare construite en Île-de-France en 1837. Initialement conçue comme un embarcadère provisoire en bois sur la place de l’Europe, elle évolue rapidement pour devenir un terminus majeur du réseau ferroviaire ouest. Son développement est marqué par plusieurs phases de reconstruction, notamment en 1842-1853 sous la direction des architectes Alfred Armand et Eugène Flachat, puis en 1885-1889 avec Juste Lisch, qui lui donne sa physionomie actuelle.
La gare joue un rôle clé dans l’urbanisation de Paris et l’essor des transports en banlieue. Dès 1837, elle dessert la ligne Paris-Saint-Germain-en-Laye, puis s’étend vers la Normandie et la banlieue ouest. En 1867, elle devient la gare la plus fréquentée de Paris avec 25 millions de voyageurs annuels. Son architecture, de style hausmannien, reflète la puissance des compagnies ferroviaires, avec des façades ornées de chapiteaux corinthiens, pilastres et balcons.
Au XXe siècle, la gare subit des modernisations majeures, notamment l’électrification des lignes de banlieue à partir des années 1920 et des rénovations entre 2003 et 2012 dans le cadre du projet Demain Saint-Lazare. Ce programme, d’un coût de 250 millions d’euros, transforme la salle des pas perdus en un centre commercial sur trois niveaux, améliore les accès aux transports en commun et restaure des éléments patrimoniaux comme les verrières Art nouveau.
La gare est également un symbole culturel, immortalisée par des artistes comme Claude Monet, qui y peint une série de toiles en 1877, ou Camille Pissarro. Elle apparaît dans des films, chansons et œuvres littéraires, renforçant son statut d’icône parisienne. Aujourd’hui, avec 27 voies à quai et un trafic annuel de plus de 100 millions de voyageurs, elle reste un hub ferroviaire majeur, malgré des défis persistants en matière de régularité et de saturation.
Classée partiellement aux monuments historiques depuis 1984, la gare de Paris-Saint-Lazare allie patrimoine architectural et fonctionnalité moderne. Ses façades, toitures, salle des pas perdus et hall d’embarquement sont protégés, tout comme l’ancien hôtel Terminus, aujourd’hui transformé en hôtel Hilton. Son histoire reflète les évolutions techniques, sociales et urbaines de Paris depuis le XIXe siècle.
En 2021, la gare devait accueillir le musée Art ludique, premier musée au monde dédié aux industries créatives (bande dessinée, manga, cinéma d’animation), installé derrière la grande horloge de sa façade. Ce projet souligne son rôle croissant comme espace culturel et multiforme, au-delà de sa fonction ferroviaire historique.