Frise chronologique
1843
Arrivée du chemin de fer à Rouen
Arrivée du chemin de fer à Rouen
1843 (≈ 1843)
Inauguration du débarcadère rive gauche (Saint-Sever).
22 mars 1847
Ouverture de la station rue Verte
Ouverture de la station rue Verte
22 mars 1847 (≈ 1847)
Première gare voyageurs rive droite, conçue par William Tite.
1900
Reconstruction déclarée d'utilité publique
Reconstruction déclarée d'utilité publique
1900 (≈ 1900)
Projet de modernisation lancé face à la saturation.
7 juin 1914
Pose de la première pierre
Pose de la première pierre
7 juin 1914 (≈ 1914)
Début du chantier dirigé par Adolphe Dervaux.
4 juillet 1928
Inauguration de la gare actuelle
Inauguration de la gare actuelle
4 juillet 1928 (≈ 1928)
Présidée par Gaston Doumergue, style Art nouveau.
15 janvier 1975
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
15 janvier 1975 (≈ 1975)
Protection du bâtiment et de son campanile.
1994
Mise en service du tramway
Mise en service du tramway
1994 (≈ 1994)
Création de la station souterraine Gare-Rue Verte.
2015-2021
Travaux de modernisation
Travaux de modernisation
2015-2021 (≈ 2018)
Accessibilité PMR, Wi-Fi, réaménagement du parvis (20M€).
2023
Validation du projet Saint-Sever
Validation du projet Saint-Sever
2023 (≈ 2023)
Future gare rive gauche pour désengorger Rive-Droite.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
La gare (cad. CK 26) : inscription par arrêté du 15 janvier 1975
Personnages clés
| William Tite - Architecte britannique |
Concepteur de la première gare (1847). |
| Adolphe Dervaux - Architecte en chef |
Auteur du bâtiment Art nouveau (1928). |
| Gaston Doumergue - Président de la République |
Inaugure la gare en 1928. |
| Robert Savary - Artiste peintre |
Auteur des fresques de 1967 (Vieux Rouen et port). |
| Louis Arretche - Architecte urbaniste |
Dirige la restructuration des années 1980 (parking). |
Origine et histoire
La gare de Rouen-Rive-Droite trouve ses origines en 1843 avec l’arrivée du chemin de fer à Rouen, sur la rive gauche de la Seine, dans le quartier Saint-Sever. En 1847, la Compagnie du chemin de fer de Rouen au Havre inaugure une première station voyageurs, dite « de la rue Verte », conçue par l’architecte britannique William Tite. Ce bâtiment, situé près du centre-ville, est desservi par une ligne contournant Rouen via des tunnels et un viaduc sur la Seine, en raison de l’impossibilité de relier directement les deux rives.
Dès la fin du XIXe siècle, la gare devient insuffisante face à l’augmentation du trafic. Sa reconstruction est déclarée d’utilité publique en 1900. Après la faillite de la Compagnie de l’Ouest en 1909, le projet est repris par l’Administration des chemins de fer de l’État. Les travaux débutent en 1913 sous la direction de l’architecte Adolphe Dervaux, mais la Première Guerre mondiale retarde leur achèvement jusqu’en 1928. Le nouveau bâtiment, de style Art nouveau tardif avec une structure en béton armé, est inauguré par le président Gaston Doumergue.
Le bâtiment actuel, inscrit aux monuments historiques en 1975, se distingue par son campanile de 37 mètres et ses fresques murales réalisées en 1967 par Robert Savary. Entre 1982 et 1987, des aménagements majeurs, comme la création d’un parking au-dessus des voies, modifient partiellement les passerelles d’origine. En 1994, l’ajout d’une station de tramway souterraine renforce son rôle d’intermodalité. Malgré des contraintes spatiales (voies limitées entre deux tunnels), la gare reste la plus fréquentée de Normandie, avec environ huit millions de voyageurs annuels.
La gare a également marqué la culture populaire, apparaissant dans des films comme Sous le signe du taureau (1969) avec Jean Gabin ou Mourir d’aimer (1971) avec Annie Girardot. Depuis 2015, des travaux d’accessibilité et de modernisation (ascenseurs, Wi-Fi, réaménagement du parvis) ont été menés pour un montant de 20 millions d’euros. Un projet de seconde gare sur la rive gauche, validé en 2023, vise à désengorger le site historique.
Architecturalement, la gare allie modernisme (béton apparent) et élégance Art nouveau, avec des éléments comme les horloges du campanile, restaurées en 2019. Son emplacement stratégique, entre les tunnels de Beauvoisine et de Saint-Maur, en fait un nœud ferroviaire majeur, malgré des limitations techniques persistantes (longueur des quais, gestion des aiguillages).