Frise chronologique
1880
Décision de construction
Décision de construction
1880 (≈ 1880)
Lance le projet pour desservir Royat.
4e quart XIXe siècle
Période de construction
Période de construction
4e quart XIXe siècle (≈ 1987)
Style Troisième République typique.
25 novembre 1994
Inscription monument historique
Inscription monument historique
25 novembre 1994 (≈ 1994)
Marquises, hall, abri protégés.
5 juillet 2014
Fin des Intercités
Fin des Intercités
5 juillet 2014 (≈ 2014)
Arrêt des liaisons Bordeaux-Clermont.
1er mai 2018
Fermeture du guichet
Fermeture du guichet
1er mai 2018 (≈ 2018)
Passage en halte automatique.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Gare, y compris ses marquises, son hall d'entrée et l'abri des voyageurs (cad. AK 471) : inscription par arrêté du 25 novembre 1994
Personnages clés
| Jules Martin - Ingénieur en chef |
Conçoit la gare en 1880. |
| Colin - Ingénieur assistant |
Collabore à la construction. |
Origine et histoire
La gare de Royat-Chamalières, située dans le Puy-de-Dôme, fut construite au 4e quart du XIXe siècle pour desservir la station thermale de Royat en plein essor. Conçue par l'ingénieur en chef Jules Martin et son assistant Colin, elle incarne le style fonctionnaliste et pittoresque des bâtiments ferroviaires de la Troisième République. Son architecture, copiée sur celle des gares de Plombières-les-Bains et Luxeuil-les-Bains, reflète l'attention portée aux villes d'eaux par les compagnies ferroviaires de l'époque.
L'ensemble architectural, comprenant les marquises en fonte ornées de têtes de lions, le hall d'entrée avec ses boiseries et son carrelage granito, et l'abri des voyageurs, a été inscrit aux monuments historiques le 25 novembre 1994. Bien que l'intérieur ait été partiellement rénové, le hall conserve ses éléments d'origine, comme le plafond souligné par des pilastres et une corniche. La marquise, initialement couverte de verre, a vu sa toiture remplacée par de la tôle plastique.
La gare, établie à 456 mètres d'altitude sur la ligne d'Eygurande-Merlines à Clermont-Ferrand, était autrefois desservie par des trains Intercités reliant Bordeaux à Clermont-Ferrand jusqu'en 2014. Aujourd'hui, elle fonctionne comme une halte TER Auvergne-Rhône-Alpes, équipée d'automates depuis la fermeture du guichet en 2018. Son rôle historique s'inscrit dans le développement des transports liés au thermalisme, caractéristique de la région au XIXe siècle.
Proche des arrêts du réseau T2C (lignes B, E7, P32, P39, S10), la gare conserve une intermodalité avec un parking pour véhicules. Son architecture, unique dans la région après la destruction ou transformation d'autres gares similaires, témoigne de l'importance accordée à l'esthétique des infrastructures publiques sous la Troisième République. La propriété de l'édifice relève aujourd'hui d'un établissement public de l'État, la SNCF.