Frise chronologique
1856
Inauguration de la première gare
Inauguration de la première gare
1856 (≈ 1856)
Ligne Bordeaux-Sète ouverte par la Compagnie du Midi.
1903-1905
Construction du bâtiment actuel
Construction du bâtiment actuel
1903-1905 (≈ 1904)
Œuvre de Marius Toudoire, style néoclassique.
1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
1984 (≈ 1984)
Protection du bâtiment voyageurs et des halles.
1990
Arrivée des TGV
Arrivée des TGV
1990 (≈ 1990)
Liaison Paris-Montparnasse en 5h30.
2017
Record de vitesse Paris-Toulouse
Record de vitesse Paris-Toulouse
2017 (≈ 2017)
Trajet réduit à 4h17 via LGV.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
2026-2028
Projet Halle des Transports
Projet Halle des Transports
2026-2028 (≈ 2027)
Nouveau bâtiment voyageurs prévu.
Patrimoine classé
Gare (cad. AB 59) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Marius Toudoire - Architecte |
Concepteur du bâtiment néoclassique (1903-1905). |
| Émile et Isaac Pereire - Fondateurs de la Compagnie du Midi |
Créateurs de la ligne Bordeaux-Sète (1856). |
| Joseph de Villèle - Ancien maire de Toulouse |
Accusé d’avoir retardé le chemin de fer. |
Origine et histoire
La gare de Toulouse-Matabiau, située dans le quartier éponyme, est construite entre 1903 et 1905 par l'architecte Marius Toudoire pour la Compagnie des chemins de fer du Midi. Elle remplace une première gare inaugurée en 1856, liée à la ligne Bordeaux-Sète, et s’inscrit dans un projet d’extension pour répondre à l’augmentation du trafic ferroviaire. Le bâtiment, de style néoclassique, se distingue par ses façades en pierre de Saintonge et ses halles métalliques couvrant les voies. Il est orné de 26 blasons représentant les villes desservies par le réseau.
Le quartier Matabiau tire son nom de l’occitan mata buòu (« tuer le bœuf »), évoquant soit une légende liée à saint Saturnin, soit les anciens abattoirs locaux. La gare devient un carrefour stratégique avec l’ajout des lignes vers Bayonne (1861-1867) et Brive-la-Gaillarde (1864). Nationalisée en 1938 avec la création de la SNCF, elle subit un remaniement en 1983 avant son inscription aux monuments historiques en 1984. Depuis 1990, elle accueille les TGV, réduisant le trajet vers Paris à 4h17 en 2017.
Un projet de modernisation, NeÔmatabiau (2021-2023), vise à adapter la gare à l’arrivée de la LGV Bordeaux-Toulouse et de la 3e ligne de métro. Le Grand Matabiau prévoit quatre parvis, une Halle des Transports (2026-2028), et une végétalisation du quartier. La fréquentation, estimée à 9 millions de voyageurs en 2009, devrait atteindre 16 millions après ces aménagements.
La gare est un pôle multimodal intégré au réseau urbain (métro, bus) et interurbain (autocars, gare routière). Elle dessert des destinations nationales (Paris, Lyon, Bordeaux) et régionales (Tarbes, Rodez, Carcassonne), ainsi que des liaisons internationales comme Barcelone (2013-2020). Son architecture et son rôle historique en font un symbole du patrimoine industriel toulousain.
Les blasons de la façade, installés en 1906, célèbrent les villes reliées par le Midi : Tarbes, Bayonne, Montpellier, ou encore Foix. Ces éléments décoratifs, associés à l’horloge et aux halles métalliques, illustrent l’ambition architecturale de la Compagnie. La gare, propriété publique, reste un lieu vivant, combinant services voyageurs, commerces, et accessibilité (label Accès Plus).