Frise chronologique
1846
Construction de la première gare
Construction de la première gare
1846 (≈ 1846)
Gare initiale appelée L’Embarcadère.
1875
Construction de la gare de Vendée
Construction de la gare de Vendée
1875 (≈ 1875)
Desservant Les Sables-d'Olonne.
1894
Décision de reconstruction
Décision de reconstruction
1894 (≈ 1894)
Projet approuvé par décision ministérielle.
1896-1898
Construction de la gare actuelle
Construction de la gare actuelle
1896-1898 (≈ 1897)
Dirigée par Victor Laloux.
5 mai 1970
Fermeture de la ligne des Sables-d'Olonne
Fermeture de la ligne des Sables-d'Olonne
5 mai 1970 (≈ 1970)
Remplacée par un raccordement.
28 décembre 1984
Inscription aux monuments historiques
Inscription aux monuments historiques
28 décembre 1984 (≈ 1984)
Protection du bâtiment voyageurs.
2006
Restauration de la façade
Restauration de la façade
2006 (≈ 2006)
Pose de feuilles d'or prévues initialement.
31 août 2013
Mise en service du tramway
Mise en service du tramway
31 août 2013 (≈ 2013)
Création d’un nouvel accès ouest.
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui
Aujourd'hui (≈ 2025)
Position de référence.
Patrimoine classé
Gare (cad. CN 51) : inscription par arrêté du 28 décembre 1984
Personnages clés
| Victor Laloux - Architecte |
Concepteur de la façade monumentale. |
| Phidias Vestier - Architecte |
Auteur de la première gare (1846). |
| Jean-Antoine Injalbert - Sculpteur |
Auteur des statues de Bordeaux et Toulouse. |
| Jean-Baptiste Hugues - Sculpteur |
Auteur des statues de Limoges et Nantes. |
| Eugène Martial Simas - Céramiste |
Créateur des panneaux de faïence peinte. |
| Henri Varenne - Tailleur de pierre |
Réalisateur des statues en taille. |
Origine et histoire
La gare de Tours, située dans le département d'Indre-et-Loire, est un monument emblématique construit entre 1896 et 1898 sous la direction de l'architecte Victor Laloux. Ce projet visait à fusionner les équipements des compagnies ferroviaires Paris-Orléans et Chemins de fer de l'État, remplaçant une première gare construite en 1846. Le bâtiment, inscrit aux monuments historiques en 1984, se distingue par sa façade en pierre ornée de statues allégoriques et de panneaux de faïence peinte, ainsi que par sa structure métallique et ses verrières.
La gare, exploitée par la SNCF, est une plaque tournante ferroviaire majeure, desservie par des TGV et TER, bien que son statut de terminus limite certains trafics. Entre 1896 et 1898, les travaux ont intégré des éléments décoratifs signés par des artistes comme Jean-Antoine Injalbert et Eugène Martial Simas. Les espaces ferroviaires environnants, autrefois vastes, ont été partiellement urbanisés pour former des quartiers comme le Sanitas.
En 2013, des rénovations liées à l'arrivée du tramway ont modifié l'accès ouest de la gare, tandis que des travaux antérieurs (2006) ont restauré sa façade et ses intérieurs, incluant la pose de feuilles d'or prévues initialement par Laloux. La gare, fréquentée par plus de 6 millions de voyageurs annuels en 2022, reste un hub multimodal connecté aux transports urbains et interurbains.
Son histoire reflète aussi l'évolution des infrastructures ferroviaires, comme l'abandon en 1970 de la ligne des Sables-d'Olonne, remplacée par un raccordement vers Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, la gare de Tours-Centre coexiste avec celle de Saint-Pierre-des-Corps, cette dernière évitant le rebroussement des trains vers l'Atlantique.
Architecturalement, le bâtiment combine quatre matériaux principaux : pierre (façade et statues), fer (structure), fonte (ornements) et verre (verrières). Les statues, représentant des allégories de villes comme Bordeaux et Nantes, et les panneaux de faïence illustrant des paysages touristiques, soulignent son caractère artistique et fonctionnel.
La gare est également un nœud intermodal, reliée au tramway, aux bus urbains (Fil bleu) et aux réseaux régionaux (Rémi). Son rôle économique inclut le trafic fret, et son patrimoine, protégé depuis 1984, témoigne de l'âge d'or ferroviaire français.